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La
Commission européenne a adopté le 10 mai 2000 un projet de directive
visant à augmenter la production d'électricité d'origine renouvelable
: de 13% aujourd'hui, elle devrait passer à 22% en 2010. «Cette
directive engendrera un changement quantitatif important pour la
France, confirme Jean-Louis Bal, Directeur adjoint du bâtiment
et des énergies renouvelables à l'ADEME. Elle s’inscrit dans
la continuité du Livre blanc de 1997 de la Commission européenne
qui proposait d’atteindre 12% sur l’ensemble de la consommation
d’énergie (usages thermique et électrique, transport).» Des
objectifs ambitieux visant à réduire les émissions des gaz à effet
de serre et qui devraient être définitivement adoptés lors du Conseil
de l’énergie, le 5 décembre prochain. Pour la France, le défi consiste
à passer de 15% (chiffres de 1997 comprenant la grande hydraulique)
à 21%. Les principaux axes de développement pourraient concerner
l’énergie éolienne, la biomasse et, dans une moindre mesure, la
petite hydraulique.
Dans les prochains mois, l'ADEME, les membres du Club EnR (réseau
européen des Agences nationales de l'énergie), les organisations
industrielles et le monde associatif vont proposer des scénarios
et des mesures à prendre, comme, par exemple, la définition d'un
tarif d'achat de l'électricité d'origine renouvelable suffisamment
attractif afin de stimuler sa production. Toutefois, les aspects
réglementaires ne sont pas à négliger. Ils peuvent même constituer
des facteurs limitants au développement des EnR : «Installer
une centrale électrique utilisant des ressources "alternatives"
pose parfois problème, estime Jean-Louis Bal. Leur développement
suppose une révision des plans d'occupation des sols et la définition
d'un "zonage" du territoire par type d'énergie.»
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