Le 14 juin, l’ADEME et EDF ont signé une nouvelle convention de partenariat de trois ans couvrant la période 2000-2002 : cette étape renforce et élargit le champ d’une coopération dont les moyens sont décuplés.  
     
 

Promotion des énergies renouvelables, maîtrise de la demande d'électricité et développement de la traction électrique font partie des axes prioritaires de l'accord EDF-ADEME.

© EDF/GDF Services Anjou - R.Bourguet/ADEME - Médiathèque EDF

 
  EDF et ADEME
Une nouvelle convention
 

 

Avec la troisième convention que viennent de signer EDF et l’ADEME le 14 juin dernier, c’est une dimension nouvelle qui est donnée à ce partenariat avec, en particulier, une déclinaison en régions, sur le terrain. Cet accord s’inscrit dans le prolongement des deux précédentes conventions, dans le respect des missions de service public des deux parties. Il s’intègre dans le droit fil de la politique énergétique voulue par le gouvernement, et qui vise à réduire la dépendance énergétique du pays et à préserver la capacité de choix énergétiques pour le futur. La démarche s’inscrit dans le prolongement des accords de Kyoto et également du récent Plan français de lutte contre le changement climatique. La convention prend en compte l’ou-verture des marchés énergétiques : l’ADEME n’interviendra pas en appui aux démarches d’EDF vis-à-vis des consommateurs éligibles.
De plus, au-delà des seuls moyens mis en œuvre (environ 560 MF sur trois ans), la convention affiche une réelle ambition en termes de développement durable. Quarante-cinq projets précis sont ainsi prévus, répartis entre six accords sectoriels :

  • les énergies renouvelables (355 MF), avec l’amplification du programme éolien et les engagements en faveur de la production d’électricité d’origine solaire ou à partir de biogaz,
  • la maîtrise de la demande d’électricité (120 MF), avec le développement de technologies électriques économes et propres, l’évolution des habitudes de consommation du grand public grâce à des opérations de communication et de conseils, les actions auprès des personnes en situation financière précaire pour les aider à maîtriser leurs dépenses énergétiques,
  • le transport (45 MF), avec le développement de la traction électrique dans les transports collectifs urbains et celui du transport combiné rail-route,
  • l’international (18 MF), avec des travaux communs concernant les mécanismes économiques prévus par le protocole de Kyoto, le développement de nouveaux modèles de prévision de l’impact transfrontalier des pollutions atmosphériques, la promotion du savoir-faire français dans les domaines communs à l’ADEME et à EDF,
  • la recherche et le développement sur les technologies respectueuses de l’environnement et l’intégration des énergies renouvelables dans le bâtiment (14,5 MF),
  • les études économiques (10 MF). Pour chacun de ces 6 thèmes, le contexte, les enjeux, les cibles et les différents objectifs sont développés sous forme de fiches-actions offrant un cadre opérationnel précis. Concernant la maîtrise de la demande d’électricité, les énergies renouvelables et le développement de la traction électrique, les solutions énergétiques les plus performantes seront mises en place dans le cadre d’accords conclus entre les délégations régionales de l’Agence et d’EDF. La signature de ces accords impliquera une étroite collaboration avec les Conseils régionaux et les autres collectivités locales. Des opérations groupées sur des patrimoines ou territoires homogènes seront expérimentées. Elles nécessiteront la mobilisation collective de l’ensemble des décideurs au niveau local, tels que gestionnaires de bâtiments tertiaires, industriels, administrations, etc.
     

      Signature de l’accord cadre EDF-ADEME par François Roussely et Pierre Radanne.


    © J.P.Bolle/EDF
     



     


     
     
    Robert Angioletti
    Tél. : 04 93 95 79 31
    robert.angioletti@ademe.fr
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    Des résultats significatifs pour les deux précédentes conventions
    A deux reprises par le passé, EDF et l’ADEME se sont engagées par convention dans des actions de partenariat (1993-1996, 1996-1999). La campagne de promotion de l’étiquette énergie sur les appareils électroménagers a, par exemple, permis d’en faire adopter le principe par le public et s’est soldée par une économie d’énergie estimée à 30 % sur les produits vendus dans les 5 000 points de vente des 49 enseignes engagées dans l’opération. Autres exemples d’actions : le label de qualité sur les lampes basse consommation, vite devenu européen, les audits de maîtrise de la demande d’électricité, réalisés dans 400 bâtiments communaux et 220 installations industrielles, ou encore le programme Eole 2005.
     



     

     

       
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