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Transport rail-route
Une combinaison gagnante
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Le transport combiné rail-route apparaît comme une réponse à la croissance continue des trafics de marchandises, en réduisant les nuisances liées à la circulation des poids lourds.
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© R.Bourguet/ADEME |
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«
En
France, depuis 1970, avec un taux de croissance annuel de 7 % (10
% en Europe), le transport combiné rail-route se développe régulièrement.
Il représente 12 % de part de marché pour les transports longue
distance (supérieurs à 500 km) contre 10 % en Europe », souligne
Christophe Ripert, ingénieur au département Organisation des systèmes
de transports de l’ADEME. Depuis 1995, la France s’implique dans
l’essor du « rail-route », tout comme l’Italie, l’Allemagne et la
Suisse, très volontariste envers le rail. Même si le transport routier
domine aujourd’hui, l’intermodalité est un système d’avenir, aux
atouts multiples, tant économiques que techniques et environnementaux.
« L’association du rail et de la route permet d’atteindre une
efficacité énergétique double de celle du transport routier. Avec
une même quantité d’énergie, on peut effectuer 100 t.km par rail-route,
50 t.km par route. De plus, elle génère 3 fois moins de CO2. »
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Mettre en place
des outils adaptés
Cependant, ce système présente certaines rigidités, notamment aux niveaux des infrastructures et du type de fret transporté. L’association rail-route oblige le passage par des chantiers spécifiques de transbordement gérés par des opérateurs (CNC(1) et Novatrans). La coordination est ici primordiale, car si les délais d’acheminement des marchandises sont aussi bons, voire meilleurs, qu’avec la route, ils se heurtent à un réseau ferroviaire saturé. De plus, certains problèmes de qualité de service peuvent apparaître (interruption de service, retards, etc.).
Le transport combiné exige également l’usage d’outils adaptés.
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Des opérations exemplaires
Les entreprises
de transport qui ont à réaliser des investissements peuvent souscrire
à un contrat « TOP » et bénéficier d’une aide financière (20 à 25
% de l’investissement) en échange d’objectifs de trafic. Constitué
par l’ADEME, le ministère des Transports et EDF (2 MF/an chacun),
ce fonds permet d’accorder des prêts bonifiés à taux préférentiels
pour l’achat de remorques kangourou, de caisses mobiles et de châssis-porte-caisses
mobiles. Depuis sa mise en place, fin 1990, plus de 1 500 matériels
ont été financés pour un montant de 170 MF. 20 000 tep ont pu être
économisées. L’Agence envisage à l’avenir de parti-ciper, dans le
cadre d’opérations exemplaires, à l’achat d’équipements autorisant
la manutention ou à des expérimentations sur de courtes distances
ou des matières encore non concernées par ce mode de transport.
Une première opération a été mise en place en 1999 : elle concerne
le transport des vieux papiers au départ des régions PACA, Midi-Pyrénées
et Ile-de-France et dirigés vers la Lorraine. Près de 18 millions
de t.km ont bénéficié du transfert modal, évitant ainsi le rejet
annuel de 250 t de carbone. Par ailleurs, début 2000, une aide a
permis à la cimenterie Vicat (Alpes-Maritimes) d'acquérir
des polyrails : « Avec 60 000 t de ciment transportées
par an (sur 100 km), l'expérience va permettre d'économiser
280 tep et éviter le rejet de 1 298 tonnes de CO2.»
(1) CNC : Compagnie nouvelle des conteneurs
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Des outils d’information
Les enjeux du transport combiné rail- route, ADEME Editions/CELSE,
75 F (11,43 e) Disponible aux éditions CELSE, 10, rue Léon Cogniet,
75017 Paris, tél. 01 42 67 41 23.
En préparation
Le transport rail-route, cédérom intégrant un logiciel (Oscar),
permettant de faire un bilan comparatif rail-route ainsi que
divers outils d’information sur le thème du transport combiné,
disponible début 2001.
Renseignements : ADEME, Direction de l’air et des transports,
tél. 04 93 95 79 97. |
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