Produits en fin de vie

Canon France, adepte du Retour

 

  Depuis huit ans, Canon France bénéficie de la marque RETOUR pour la collecte et le traitement des cartouches usagées. Histoire d'un partenariat...  

  L'utilisateur peut déposer sa cartouche usagée dans un bureau de poste

© Canon France
 

 

Lorsque la marque RETOUR est lancée par l’ADEME en 1992, Canon s'apprête à implanter en France un programme de recyclage de cartouches usagées que le groupe a déjà testé avec succès aux Etats-Unis et au Japon. Canon demande immédiatement à être titulaire de cette marque symbolisée par un boomerang, et présente un cahier des charges énumérant les caractéristiques de son système. Au départ, quelques centaines d'unités seulement sont revenues vers le fabricant. Mais aujourd'hui, plusieurs milliers de cartouches à recycler sont reçues quotidiennement. «Si nous renouvelons chaque année notre demande d’inscription à la marque RETOUR, explique Jean-Pierre Exposito, responsable Normes et Environnement chez Canon France, c'est d'abord parce qu’elle s'inscrit parfaitement dans la démarche environnementale globale du groupe au niveau mondial (qui concerne aussi le recyclage des emballages, la récupération des machines en fin de vie,..). C'est aussi parce que la reconnaissance d'un organisme public en matière d'environnement, où les labels fleurissent souvent sans garantie, compte beaucoup pour les consommateurs».

Une usine de recyclage à Liffré
Au début, les utilisateurs déposaient leurs cartouches usagées dans l’un des 500 points de distribution Canon. Celles-ci étaient stockées à Roissy, puis envoyées en Chine. Depuis 1993, l'utilisateur peut aussi déposer sa cartouche usagée dans n’importe quel bureau de poste, en port payé par Canon (carte T). Ce système, ou son équivalent dans les autres pays européens, est utilisé dans 98 % des retours aujourd'hui.
La même année, Canon a organisé la reprise de produits consommables issus de la maintenance (tambours photosensibles, cartes électroniques et certaines encres) : cette fois, ce sont les techniciens qui les récupèrent lors des entretiens des matériels.
En 1997, le succès de la démarche justifie la construction d'une usine de recyclage à Liffré, en Bretagne, qui supprime le transfert en Chine : première entreprise française de son secteur certifiée ISO 14001 et Eco-audit, elle a traité 1,5 million de cartouches usagées expédiées de l'Europe entière en 1999. «Nous voulons augmenter encore le taux de retour des produits, affirme Jean-Pierre Exposito. A cet effet, nous nous sommes associés à un consortium de constructeurs de bureautique-informatique. Bien sûr, nous apposons systématiquement le logo RETOUR sur nos plaquettes et nos nouveaux produits. Les procédures font l'objet d’une formation spécifique auprès de notre personnel, qui les apprécie. Notre clientèle aussi, qui nous demande souvent des compléments d'information.»
Pour répondre aux attentes des entreprises déjà titulaires et surtout pour diffuser plus largement la marque RETOUR, l'ADEME prépare une campagne de communication dont le lancement est prévu dans les mois à venir.

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Un partenariat avec les fournisseurs
La marque RETOUR est attribuée par l'ADEME à des fournisseurs de produits consommables dès lors qu'ils s'engagent à organiser la reprise de ces produits arrivés en fin de vie, en donnant la priorité à leur valorisation dans des conditions conformes à la réglementation en vigueur. Dans ce partenariat, l'Agence garantit la qualité d'un service qu'elle contrôle régulièrement et assure la promotion des entreprises titulaires. Celles-ci versent une cotisation annuelle (50 000 F) et s'engagent à respecter un cahier des charges mentionnant notamment les conditions de la collecte et du traitement des déchets. Le retour doit faire l'objet d'une offre systématique par le fournisseur lors de la vente du produit neuf et être accompagné d'une logistique adaptée. Actuellement, la marque concerne les fluides frigorigènes, le matériel bureautique et informatique (cartouches d’imprimantes, photocopieurs), et les solvants (diluants de peinture, dégraissants). De nouvelles applications sont en cours d’étude telles que les déchets de l'automobile.
 

 


 
 
Eric Darlot
Tél. : 02 41 91 40 44
eric.darlot@ademe.fr
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