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Conséquences
des tempêtes
Un plan
d'urgence pour la forêt
L'ADEME
a annoncé un plan d'urgence pour contribuer à la gestion des millions
de m3 de bois renversés lors des tempêtes de décembre dernier.
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Le
bois va être exploité, stocké et valorisé

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R.Bourguet/ADEME
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D’une
exceptionnelle ampleur, le coût économique et patrimonial de ces tempêtes
est évalué à 30 milliards de francs : 140 millions de m3 de bois ont
été détruits ou renversés, répartis sur 500 000 hectares. Pour que
la forêt se reconstitue, l’enlèvement et l'exploitation de ces bois
sont prioritaires. Mais qu'en faire ? «Nous avons conçu un plan
d'urgence avec les professionnels de la filière bois, les opérateurs
énergétiques, les équipementiers, les distributeurs et les collectivités
locales. Deux axes principaux : valorisation énergétique des « petits
bois » et renforcement de la filière bois- construction», répond
Claude Roy, Directeur de l’Agriculture et des bioénergies de l’ADEME.
La valorisation énergétique est l'axe majeur car le bois est déjà
une source d'énergie importante pour sept millions de ménages ainsi
que dans l'industrie et le secteur collectif. Grâce aux aides mises
en place par le gouvernement (prêts bonifiés, aides au stockage et
au transport), le bois pourra être exploité, stocké et le cas échéant
mis en plaquettes. L’ADEME soutiendra l’organisation de réseaux de
distribution de bois de chauffage pour les particuliers (une première
opération va être lancée avec Castorama) et d’appareils performants.
Elle doublera le programme de construction de chaufferies industrielles
et urbaines au bois avec le soutien des Régions. 200 projets devraient
ainsi être engagés cette année, pour une consommation supplémentaire
de bois de 400 000 m3/an. L'Agence coordonnera également un programme
d'investissements destiné à reconvertir au bois des centrales énergétiques
fonctionnant au charbon, ce qui devrait accroître la consommation
de 200 000 à 500 000 m3/ an.
Quant à la construction, elle consomme 13 millions de m3 de bois par
an. Le gouvernement mettra en application dès avril un plan qui permettra,
avec le soutien des professionnels, d'utiliser 6 à 7 millions de m3
de bois ronds annuels supplémentaires à terme et nécessitera une forte
implication de l’ADEME. |
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Collecte
sélective
La sociologie
des "trieurs"
Une étude
récente dissèque les leviers du comportement des usagers et les
facteurs d’adhésion à la collecte sélective.
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86%
des Français se disent prêts à trier régulièrement leurs déchets à
domicile. Or les pratiques ne reflètent pas toujours cette bonne volonté
car le tri remet en question les gestes de la vie quotidienne. L’ADEME
a donc mené avec l'agence HEDERA et sept collectivités locales une
étude sur 1700 trieurs, pour expliquer et infléchir ce décalage. Surprise
: la motivation essentielle repose autant sur l'esprit civique vis-à-vis
d'une situation locale que sur la conscience d'une responsabilité
"écologique" plus globale. Les variables socio-démographiques influent
également sur le geste de tri.
L'étude dresse une typologie des "trieurs" : les "pratiquants incitateurs"
qui ont une bonne connaissance des enjeux représentent le quart du
panel, et les "gagnés au tri", qui ne vivent pas le tri comme une
contrainte, comptent pour 23%. Les "hésitants" sont 44% alors que
les "réfractaires" restent peu nombreux (9%).
La participation d'une grande majorité dépendra de la commodité des
dispositifs et de la régularité de la communication. Celle-ci doit
être plus motivante que simplement informative, en valorisant l’acte
de tri, ses conséquences et les résultats obtenus.
Opinions et comportements des usagers face à la collecte sélective.
Voir "Lire" dans la rubrique "En bref". |
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R.Bourguet/ADEME
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