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Développer
l’attractivité des transports collectifs, notamment grâce à l’emploi
d’énergies alternatives qui rendent ces transports moins polluants
et moins bruyants, peut permettre de désengorger les centres-villes.
L’intérêt de ce type d’initiative est entre autres de contribuer
à réconcilier les Français avec les transports collectifs dans les
villes, pour limiter les nuisances urbaines et les consommations
d’énergie. » Lionel Poitevin, ingénieur à la délégation régionale
de l’ADEME, résume ainsi l’intérêt d’une expérience pilote menée
en Poitou-Charentes.
Poitiers, après avoir commencé de s’équiper début 1998, fait circuler
en centre-ville 22 bus roulant au gaz naturel pour véhicules (GNV).
En 2000, ces bus GNV représentent 20% de sa flotte, offrant à cette
ville moyenne une solution de transports «propres » accessible à
ses ressources financières.
Mais qu’en pensent les usagers ? Une enquête d’opinion réalisée
fin 1999 par la Communauté d’agglomération révèle que les bus GNV
sont identifiés visuellement par 85% d’entre eux. La moitié juge
ces bus moins bruyants et plus de 80% estiment que ce mode de transport
est un bon moyen de lutter contre la pollution de l’air.
Maîtriser les coûts du gaz
A l’achat, les bus GNV coûtent en moyenne 250.000 F de plus que
leur équivalent diesel : c’est un facteur important dans le bilan
financier de l’opération. Pour les coûts de fonctionnement, le surcoût
constaté aujourd’hui porte essentiellement, selon Lionel Poitevin,
« sur la tarification du GNV et sur les coûts de compression
du gaz. » Pour minimiser ces coûts, le réseau de Poitiers a
choisi le remplissage « à la place » : les bus sont garés en fin
de service dans une station spéciale de compression et distribution
de gaz où ils se rechargent automatiquement la nuit. Le dimensionnement
de cette station est un point-clé de la maîtrise des coûts du gaz-carburant.
Pour Jean-Michel Gautherie, chargé de la mission bus au gaz pour
le district de Poitiers, l’équilibre financier repose surtout sur
un « effet de masse » : « la solution GNV est plus économique
que le diesel à partir d’une vingtaine de bus. C’est un point fondamental
pour nous puisque ce projet doit assurer une solution environnementale,
viable économiquement avec un coût aussi proche que possible des
solutions diesel. » L’ADEME, après avoir participé au financement
et à l'adaptation des équipements assure aujourd'hui
un suivi technique et économique du projet.
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Limiter
les nuisances urbaines et les consommations d'énergie.

© G.Meriodeau/ADEME
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