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Agroalimentaire
Comment
réduire la pollution olfactive
La
lutte contre les nuisances olfactives dont souffrent les riverains
de certains sites industriels est complexe : une étude des caractéristiques
des odeurs est nécessaire pour définir la solution adaptée à chaque
cas.
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En France,
100 000 sites sont potentiellement émetteurs d’odeurs selon une étude
réalisée par la société EOG, spécialisée dans l’analyse olfactométrique.
L’ADEME, en collaboration avec l’Institut technique des corps gras
et plusieurs centres techniques de l’industrie agroalimentaire, a
lancé en octobre 1999 une recherche de solutions adaptées aux industries
de raffinage des corps gras, des abattoirs, de l’équarrissage, aux
industries de transformation de la viande, de conserverie et de charcuterie.
Après analyse des effluents odorants, des solutions de réduction à
la source seront recherchées en priorité. Dans certains cas, les molécules
odorantes sont des composés d’arôme présents dans les effluents liquides
qu’il peut être intéressant de récupérer pour les valoriser. Lorsque
les effluents odorants ne peuvent être réduits à la source, il faut
rechercher le procédé de traitement le mieux adapté.
Techniquement, la pollution olfactive se traite selon les mêmes procédés
que les émissions de composés organiques volatils (absorption, traitement
biologique, adsorption ou incinération). « Mais, explique Anne
Paillier, ingénieur à la direction de l’industrie de l’ADEME, traiter
ce type de pollution peut s’avérer plus complexe : un bon rendement
de réduction des émissions ne permettra pas nécessairement de supprimer
la gêne ressentie par les riverains ». De plus, chaque individu
ayant son propre seuil de perception des odeurs, la gêne olfactive
reste une notion très personnelle. L’étude s’achèvera courant 2001
et établira des recommandations de réduction à la source des émissions
d’odeurs et de mise en œuvre de procédés de traitement. |
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Déchets
non ménagers
Vers
un service payant ?
L’acceptation
des déchets des artisans et commerçants en déchetterie est devenue
pratique courante. La rémunération du service devrait
se généraliser.
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Initialement
prévues pour recevoir les seuls déchets ménagers, 76% des déchetteries
acceptent aujourd’hui les apports non ménagers des artisans, commerçants
ou PME. Or cette pratique, développée au fil de l’eau, est encore
souvent gratuite alors qu’elle a une incidence certaine sur l’organisation
et les coûts d’exploitation des déchetteries. Une récente étude de
l’ADEME évalue les apports non-ménagers à 14% des tonnages et volumes
reçus en déchetteries et leur prise en compte à 14% du coût d’élimination
des déchets.
La rémunération du service s’avère d’autant plus justifiée que les
déchetteries doivent adapter leurs services aux besoins des artisans
: service de proximité (généralement moins de 10 km des entreprises)
et horaires d’ouverture adéquats (les apports des artisans se situent
aux alentours de 17 heures et le vendredi). Les tarifs peuvent varier
suivant les déchets : certaines déchetteries acceptent ainsi gratuitement
les déchets triés valorisables et facturent les autres.
Déchets des professionnels et déchetteries des collectivités, Septembre
1999, ADEME Editions, réf. 3434, 150 F (soit 22,87E). |
Des tarifs différenciés selon les déchets.

©
R.Bourguet/ADEME
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