A deux ans de l'échéance de 2002, un premier bilan du chemin parcouru depuis la circulaire Voynet du 28 avril 1998.  
 
Gestion des déchets municipaux : en bonne voie
 
     
  Une très forte progression des déchetteries

© R.Bourguet/ADEME

 
  En renforçant le rôle du plan départemental dans le choix des modes de gestion des déchets municipaux et en fixant à 50% l'objectif "à terme" de collecte à des fins de valorisation matière des déchets organiques, des emballages et journaux-magazines, la circulaire ministérielle de 1998 a posé des objectifs ambitieux avec, en filigrane, la diminution du recours à l'incinération. Quels en sont les premiers résultats, à l'approche de l'échéance de 2002 qui va limiter le recours au stockage aux seuls déchets ultimes ?
Fin 1999, le chantier de la révision des plans départementaux est en bonne voie : «sur 89 plans déjà publiés, indique Daniel Béguin, Directeur des Déchets municipaux à l’ADEME, 79 départements ont entamé leur révision vers un meilleur taux de valorisation matière et, du même coup, vers une diminution de l'incinération». Côté production, la quantité d'ordures ménagères continue d'augmenter (+1,8% par an et par habitant). Au total les déchets municipaux représentaient 43,6 millions de tonnes en 1998 (dont 9 millions dus aux boues d'épuration). Côté traitement, il faut noter deux progressions spectaculaires : celle de la collecte multi-matériaux (verre, papier, métaux et plastiques) qui concerne aujourd'hui 27 millions d'habitants, entraînant une meilleure valorisation des matériaux secs ; et celle des déchetteries (37 millions d’habitants desservis par 2100 sites, pour 752 seulement en 1993). La valorisation organique (compostage) des ordures ménagères n'a pas connu la même progression, l'image du compost urbain s'étant dégradée. Par contre, de plus en plus de plates-formes de compostage de déchets verts ont été aménagées : de 30 en 1993 à 150 en 1998. "De toute évidence, note Daniel Béguin, le recours au tout-incinération régresse et le parc évolue, avec un remplacement de petites unités par de plus grosses usines, moins polluantes et plus performantes quant à la récupération d'énergie."
"L'ADEME, précise Daniel Béguin, a accompagné cette évolution par un appui technique aux plans départementaux et au montage de projets, et par un soutien financier des opérations engagées par les collectivités, en particulier dans la valorisation matière". En 1992, les besoins d'investissement des collectivités étaient estimés à 60 milliards de francs. Fin 1998, 20 milliards étaient déjà réalisés (dont 2 apportés par l'ADEME). Près de 20 milliards également sont attendus au cours des trois années à venir. Ainsi considère-t-on que 2/3 des besoins seront couverts d'ici 2002 : "grâce au budget 2000 qui prévoit 420 MF supplémentaires pour les déchets, conclut Daniel Béguin, nous pourrons poursuivre l'accompagnement de la politique déchets à un niveau comparable à 1999 ".

 

 

 

 



© O.Sebart/ADEME






 

 

 



De plus en plus de plates-formes
de compostage de déchets verts

© C.Weiss/ADEME

 
 


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Daniel Béguin
Tél. : 01 41 20 42 80
daniel.beguin@ademe.fr
 


 

 

   
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