Gestion des déchets ménagers

L'enjeu de la logistique

 

  Tournées de collecte, emplacement des centres de traitement, modes de transport : autant d’éléments à intégrer dans la réflexion globale sur l’élimination des déchets ménagers.  

 

La logistique reste encore le parent pauvre de l’élimination des déchets ménagers. C’est la thèse du rapport « Gestion des déchets ménagers et assimilés : transport et logistique » . Christophe Ripert, ingénieur à la direction de l’air et des transports de l’ADEME et coauteur de l'étude, résume : « la logistique, autrement dit l’organisation optimisée des flux de déchets, a été mise en place de façon empirique dans les collectivités. Or le transport de ces déchets, essentiellement par voie routière, génère des coûts importants et un impact négatif sur l'environnement avec la circulation des véhicules. »
Les coûts logistiques représentent en moyenne la moitié du coût de traitement des 30 millions de tonnes annuelles de déchets ménagers et assimilés (données 1998). Jean-Louis Bergey, Chef de département à la Direction des déchets municipaux, distingue deux volets : la collecte et le transport. « La collecte n’est pas toujours optimisée au plan logistique mais des économies immédiates sont possibles : beaucoup de matériels non polluants sont par exemple sous-employés. On peut aussi s’intéresser aux bennes fonctionnant aux énergies alternatives comme le gaz ou l’électricité. Le moment idéal pour réfléchir au problème est la mise en place de la collecte sélective puisque les circuits de collecte sont remis à plat. » ajoute Jean-Louis Bergey.

Décider la logistique en amont
« la révision des plans d’élimination des déchets ménagers est l’occasion d’une meilleure intégration des paramètres logistiques au sein des organisations existantes », estime Christophe Ripert. Pour trouver des solutions, l’ADEME propose une méthode multicritères et un ensemble de recommandations.
Sur le plan transport, l’optimisation consiste à diminuer les déplacements de déchets et à adopter des techniques alternatives à la route, comme les solutions multimodales rail-route. Dans les Hautes-Alpes, on recherche ainsi l’emplacement optimal pour une usine de traitement par rapport aux différents gisements de déchets locaux. L’ADEME, partenaire technique et financier pour les études de faisabilité, a aussi contribué à l’adoption de transport des déchets par rail dans l’Ain. Et dans l’Oise, on étudie des acheminements par voie d’eau.
Une bonne logistique peut enfin passer par la création de stations massifiant les flux. « La création d’une station de transfert devient pertinente entre 10 et 15 kilomètres de transports de déchets pour une ville générant plus de 50 000 tonnes annuelles », affirme Christophe Ripert. Ces différents moyens proposés doivent être associés. Mais s’il n’existe pas de méthodologie « standard », chaque cas a sa solution. Et il est impératif que les enjeux logistiques soient pris en compte le plus en amont possible.

 







Sur la collecte, des économies immédiates sont possibles.

© F.Gallier/ADEME































Les solutions rail-route limitent les impacts sur l’environnement.

© R.Bourguet/ADEME


Sommaire rubrique


 

 

 
 
À lire
Gestion des déchets ménagers et assimilés : transport et logistique.
Juillet 1998 - ADEME Editions,
réf 3010,
250 F (soit 38,11 E)

Aspects techniques et organisationnels, présentation de 10 études de cas.

La logistique des déchets ménagers, agricoles et industriels.
Synthèse 1999. A paraître fin janvier 2000 - ADEME Editions,
réf 3436,
250 F (soit 38,11 E)

Données quantitatives relatives à la collecte et au transport des déchets.
 


 

 
 

Christophe Ripert
Tél. : 04 93 95 79 73
christophe.ripert@ademe.fr

Jean-Louis Bergey
Tél. : 02 41 20 42 90
jean-louis.bergey@ademe.fr

 



   

   
Moteur de recherche Retour au sommaire Consulter les numéros précédents Retour à l'acceuil Retour au sommaire de la lettre Consulter les anciens articles de la rubrique