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L’étude
commandée par l’ADEME (dans le cadre des travaux du Commissariat
général du Plan) correspond à une interrogation majeure : les solutions
nouvelles d’aide aux filières émergentes de production d’électricité
verte, issues de la libéralisation du marché de l’électricité, peuvent-elles
compléter ou remplacer les formules traditionnelles d’aide existantes
? D’où la volonté de l’Agence d’analyser le mécanisme expérimental
hollandais et d’étudier les possibilités de son extension aux autres
pays de l’Union européenne.
Le 1er janvier 1998, le gouvernement hollandais fixait pour objectif
aux distributeurs d’acheter 1,7 TWh d’électricité en 2001 aux producteurs
d’électricité « verte » (obtenue par l’énergie éolienne, la micro-hydraulique,
le biogaz ...), soit l’équivalent de 2% de la production nationale
d’électricité. Colonne vertébrale du système : les certificats verts,
délivrés par un Bureau d’Etudes missionné par l’Etat et garant de
la transparence des transactions. Une sanction - dont les modalités
restent à définir - est prévue si l’objectif n’est pas atteint.
D’autres formules de soutien des énergies renouvelables au travers
des mécanismes de marché existent, par exemple la « tarification
verte » (green pricing), qui consiste à faire payer plus cher aux
consommateurs volontaires l’électricité « écologique ». Apparu pour
la première fois en Californie en 1993, ce type de contrat est aujourd’hui
présent aux Pays-Bas, en Allemagne et au Danemark. Aux Pays-Bas,
il représente 1,5% de la consommation du secteur résidentiel.
* L’Observatoire des Energies Renouvelables est une ONG située
à Paris.
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