| |
Ce
travail de recherche a été initié par l’ADEME et soutenu financièrement
par la Commission européenne et par les agences nationales d’économie
d’énergie des 15 pays de l’Union Européenne. « Jusqu’ici, explique
Didier Bosseboeuf, coordinateur de l’étude à l’ADEME et co-auteur
de l’ouvrage, il n’existait pas en Europe d’outil d’évaluation de
l’efficacité énergétique basé sur des indicateurs homogènes et comparables
entre pays. Avec cette étude, nous avons voulu créer des indicateurs
acceptables par tous, susceptibles d’être utilisés lors de négociations
internationales comme celles sur l’effet de serre. » Pourquoi mesurer
l’efficacité énergétique en Europe ? Principalement parce que l’examen
des évolutions des consommations d’énergie ne suffisent pas à rendre
compte des progrès d’efficacité énergétique. Des effets de structure
au sein de l’industrie (délocalisation, poids croissant des branches
faiblement consommatrices d’énergie comme l’électronique) peuvent
expliquer une part de ces évolutions. Dans un autre domaine, les
normes d’isolation des logements tendent à rapprocher les niveaux
de consommation malgré les différences climatiques. Au nombre de
250, les indicateurs proposés montrent avec quel degré d’efficacité
l’énergie est utilisée dans tel ou tel secteur. « L’objet, précise
Didier Bosseboeuf, n’était pas d’en tirer des conclusions, ni de
proclamer qu’un pays est meilleur que l’autre. L’analyse des résultats
se fera dans un deuxième temps. » La Commission européenne pourrait
s’appuyer sur ces indicateurs pour le suivi des politiques et mesures
d’efficacité énergétique.
|

Energy Efficiency indicators : the European experience. 1999. Anglais.
ADEME Editions,
réf. 3228, 180 F (soit 27 E)
|
 |