FAIRE FEU DE TOUT BOIS
LES ENTREPRISES FRANCAISES FACE AU MANAGEMENT ENVIRONNEMENTAL
BAISSE DE TVA ET DELEGATION DE SERVICE PUBLIC

 
     

 
 
  Bois-énergie

Faire feu de tout bois

Énergie renouvelable, source importante d’emplois et de développement local, le bois-énergie possède des atouts significatifs.

 
 
Inspiré par le succès du précédent plan bois-énergie, le nouveau programme Bois-énergie 1999-2006, plus ambitieux, a été présenté par l’ADEME et accepté par les ministères de l’Industrie, de l’Agriculture et de l’Environnement. Les projets des collectivités locales et des industriels seront soutenus financièrement par l’Agence, à hauteur de 15 à 40 % selon leur ampleur.
Pour les secteurs collectif, tertiaire et industriel, l’ADEME prévoit d’amplifier le précédent plan, de le développer localement, de faciliter l’usage des résidus de fabrication en bois non recyclables pour l’autoproduction d’énergie, et enfin d’explorer à titre expérimental la cogénération (production combinée de chaleur et d’électricité). L’un des objectifs est de faire émerger des projets dans toutes les régions de France en passant d’un parc installé de 400 chaufferies collectives au bois (150 000 tonnes équivalent pétrole) et 1000 chaufferies industrielles (500 000 tep/an), à près de 2000 chaufferies collectives et industrielles au bois, soit 200 000 tep/an supplémentaires. Ce programme permettra d’éviter annuellement l’émission de 0,6 million de tonnes de CO2 dans l’atmosphère et de créer 600 emplois.

Professionnaliser le secteur domestique
Le bois de chauffage utilisé par les particuliers constitue 4 % de la consommation énergétique nationale, et sa consommation a légèrement diminué en quatre ans. Le programme prévoit donc d’améliorer qualitativement l’offre de bois de chauffage et le rendement énergétique des installations actuelles, avec, à terme, une charte de qualité du combustible et de labellisation des appareils. Ceci devrait permettre d’atteindre les objectifs suivants à l’horizon 2006 : bilan énergétique amélioré de 10 % avec une économie de 400 000 tep, réduction des émissions annuelles de CO2 de plus d' un million de tonnes.

 
© G. Aramy/ADEME
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Dans le cadre du précédent plan Bois-énergie, la commune normande de la Ferté-Macé a mis en service, en janvier 1999, une chaufferie bois de 2 MW, avec appoint fioul de 3,1 MW, qui assure le chauffage de 470 logements, d’un groupe scolaire et d’un gymnase. L’investissement (7,4 millions de francs) a été financé par l’ADEME à hauteur de 28,2 %. Le projet a permis la création d’1,5 équivalent emploi.

 


 
 
Jean-Christophe Pouet
Tél. : 02 41 20 41 20

jean-christophe.pouet@ ademe.frs
 

 


 
 
  Management

Les entreprises françaises face au management environnemental

Seules 361 entreprises françaises étaient certifiées ISO 14001 en août 1999. Une étude récente de l’ADEME et Paul de Backer présente diverses propositions pour combler ce retard.

 
 
Economies d’énergie et de matières premières, optimisation des performances, réduction des risques liés à l’activité, avantage concurrentiel : on comprend mal comment la certification ISO 14001 n’a pas fait plus d’émules depuis sa création, en 1996... L’étude montre que c’est la méconnaissance de ces avantages qui freine la généralisation du système de management de l’environnement (SME), plus que son coût. Elle situe ainsi le retour sur investissement entre 24 et 38 mois. Afin que nos entreprises ne soient pas défavorisées sur les marchés économiques, l’urgence aujourd’hui est d’informer plus efficacement sur la démarche, au travers de l’ADEME, des agences de l’eau et des CCI. Il faudra aussi faire connaître les différents soutiens financiers, proposés notamment par l’Union européenne, les CCI, les Fonds régionaux d’aide au conseil... La prise en charge partielle par les pouvoirs publics, pendant deux ans, du coût du spécialiste engagé par l’entreprise pour mettre en place un SME certifié ISO 14001, ou enregistré EMAS (“Eco-Audit”), serait également une mesure incitative forte. Enfin, l’étude préconise de professionnaliser le recrutement et la formation des personnels concernés, car la compréhension de la démarche de management environnemental préfigure un nouvel engagement stratégique de l’entreprise.
© S. Pierre/ADEME sommaire rubrique 
 


 
 
Valérie Martin.
Tél. : 01 47 65 24 07
valerie.martin@ademe.fr
 

 


 
 
  Actualité juridique

Baisse de TVA et délégation de service public

Des économies et une clarification, telle est l’actualité juridique de la gestion des déchets municipaux.

 
 
C
ôté économies, une instruction fiscale du 20 mai 1999 réduit désormais de 20,6 à 5,5 % la TVA des prestations réalisées sur les déchets municipaux sous certaines conditions. À terme, cette mesure pourrait faire gagner 1,5 à 2 milliards de francs aux collectivités. Pour appliquer ce taux réduit, celles-ci devront avoir signé et mis en œuvre un contrat avec Éco-Emballages ou l’Adelphe. Les dépenses de fonctionnement seront bénéficiaires de la mesure, mais pas les investissements. La TVA réduite s’appliquera sur toutes les prestations si le contrat est multimatériaux. S’il est mono matériau, seuls la collecte et le tri du matériau en bénéficieront.
Une clarification très attendue émane d’autre part d’un arrêt du Conseil d’État, dit « SMITOM Seine-et-Marnais », du 30 juin 1999. Cet arrêt améliore la sécurité juridique des contrats entre collectivités et prestataires sur les déchets municipaux en précisant la notion de délégation de service public. Il reconnaît qu’avec 30 % de recettes hors participation du syndicat, la rémunération de l’entreprise « était substantiellement assurée par le résultat de l’exploitation du service » : c’est donc une délégation. De fait, il reconnaît aussi qu’on peut conclure une délégation sur une partie du service, et non pas seulement sur la totalité. « Attention cependant à ne pas simplement prévoir un montage comprenant au moins 30 % de recettes extérieures pour s’assurer une sécurité juridique, estime Jean-Louis Bergey, chef du département Observatoire des déchets et planification de l’ADEME. Les conventions entre collectivités ne doivent pas être préférées à une intercommunalité intégrée. »

 

© G. Aramy/ADEME
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Jean-Louis Bergey
Tél. : 02 41 20 42 90
jean-louis.bergey@ademe.fr
 


   

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