Mensuel à destination des entreprises et des collectivités territoriales

 N° 109 / février-mars 2006 Lettre | Dossier | Newsletter S'abonner | Archives 
Le conseil en énergie partagé

Les collectivités locales de petite et moyenne tailles qui ne disposent pas de compétences internes leur permettant de mieux gérer leurs consommations énergétiques peuvent partager avec d’autres communes les compétences d’un conseiller en énergie. Une application concrète à retenir pour un Plan Climat Territorial.

Les dépenses énergétiques représentent en moyenne près de 4 % du budget de fonctionnement des communes, soit 31,4 € par an et par habitant. « Le potentiel d’économies mobilisable sans investissement est de 1,5 à 3 €, précise Yvon Basset de la délégation Bretagne de l’ADEME. De plus, le plan français de lutte contre le changement climatique incite les collectivités à mieux maîtriser leur consommation d’énergie et ainsi à jouer un rôle d’incitation pour leurs habitants. »

puce-verte UN SERVICE EN DÉVELOPPEMENT
Si les grandes villes disposent généralement de compétences internes pour gérer leurs dépenses énergétiques, ce n’est pas le cas des petites et moyennes collectivités qui peuvent cependant partager à plusieurs les services d’un conseiller. C’est le Conseil en énergie partagé, un service créé il y a bientôt dix ans en Bretagne par l’ADEME. Une première action expérimentale a été conduite avec une quarantaine de communes du Trégor (Côtes d’Armor et Finistère) avant que le Conseil en énergie partagé ne séduise d’autres territoires en Bretagne, puis en Poitou-Charentes et en Rhône-Alpes. Aujourd’hui, il est appelé à se développer partout en France.

puce-verte UN BILAN, DES PROPOSITIONS ET UN SUIVI
En amont des bureaux d’études, le conseiller accompagne les collectivités adhérentes dans toutes leurs démarches touchant à la gestion des consommations d’eau ou d’énergie du patrimoine intercommunal. Il commence par réaliser un bilan énergétique global qui lui permet de proposer des améliorations ne nécessitant pas ou peu d’investissements. Il assure ensuite un suivi personnalisé comprenant, outre la présentation du bilan énergétique annuel, l’animation d’opérations de formation des élus et des techniciens et de sensibilisation des habitants. Il peut également rédiger des cahiers des charges pour des audits, analyser des propositions d’entreprises pour les équipements énergétiques… Chaque conseiller dispose d’un guide méthodologique élaboré par l’ADEME et d’un logiciel spécifique.

puce-verte UN COÛT MODÉRÉ
Le poste de conseiller est susceptible d’être créé dans une association du type agence locale de l’énergie, un syndicat intercommunal ou une structure de coopération intercommunale. Le service est adapté aux communes de moins de 10 000 habitants. Le conseiller peut travailler sur un ensemble de collectivités locales regroupant au maximum 40 000 habitants. Chaque commune ayant signé une convention d’adhésion au service participe financièrement à son coût, à raison d’environ 1 € par habitant et par an. Mais des aides financières peuvent être apportées par différentes structures comme les collectivités territoriales, l’ADEME ou la structure intercommunale qui a créé le service.


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Mettre en place un CEP

L’ADEME Bretagne vient d’éditer une brochure d’information sur les CEP en Bretagne. Les collectivités qui souhaitent passer à l’acte peuvent s’appuyer sur le « Guide méthodologique pour la mise en œuvre du conseil en énergie partagé » qui présente en détail les étapes à suivre, le rôle du conseiller… et comprend même un exemple de convention d’adhésion ainsi qu’une notice d’utilisation du logiciel Déclic.

Contact : yvon.basset@ademe.fr


 CONTACTS  

Pour toute information, contacter votre délégation régionale de l’ADEME.