ÉNERGIES RENOUVELABLES
Les énergies renouvelables
contribuent à lutter contre les émissions de gaz à
effet de serre et à améliorer l'indépendance énergétique
de la France. Mais elles sont également sources de
créations d'emplois. « Elles sont à la fois l'occasion
de renforcer une activité rurale menacée de régression
et une opportunité de développer de nouvelles industries
tournées vers le monde », estime André Antolini,
président du Syndicat national des énergies renouvelables
(SER). Les EnR peuvent aussi avoir un effet d'entraînement
important sur de nombreux secteurs d'activité : installateurs,
BTP, sidérurgie, bureaux d'études, etc. Par exemple,
l'installation de 2 000 MW éoliens par an dans
le monde engendre une consommation d'acier équivalent
à 10 % des besoins annuels de l'industrie automobile
pour le parc français d'immatriculations neuves. Selon
le SER, les filières énergies renouvelables pourraient
représenter 115 000 emplois en 2010, contre 40 000
en 2004. Le projet européen MITRE (1) table, lui,
sur au moins 88 000 postes créés de 2000 à 2010 (hors
agriculture), voire même 139 000 dans l'hypothèse
d'une politique très volontariste.
La filière bois-énergie, la plus importante, devrait voir ses effectifs passer
de 25 000 à 45 000 personnes si l'objectif d'augmenter
la production d'énergies renouvelables thermiques
de 50 % d'ici 2010 est atteint. 20 000 emplois pourraient
également être créés dans l'éolien, sur la base d'une
puissance installée de 10 000 MW à la fin de la décennie
ou au début de la prochaine. Plus prometteurs encore,
les biocarburants : en utilisant les ratios habituels
(10 emplois par 1 000 t de biodiesel et 6 emplois
par 1000 t d'éthanol), le nombre d'emplois créés ou
maintenus en 2010 serait de 19 500 à 33 000 suivant
les scénarios. Avec un objectif d'1 million de m2
installés d'ici cinq ans, le solaire thermique devrait
créer 10 000 emplois. Plus modestement, le solaire
photovoltaïque devrait se contenter de 2 500 créations,
en l'absence d'un marché domestique significatif,
mais cela pourrait évoluer à court terme. Enfin, l'augmentation
du nombre d'installations géothermiques - 400 000
pompes à chaleur en 2010 - pourrait générer 7 000
emplois directs. « Nous accompagnons cette évolution,
précise Philippe Beutin, Chef du Département Énergies
Renouvelables de l'ADEME, en organisant de nombreuses
formations destinées aux nouveaux venus sur ces marchés
émergents et en cherchant à promouvoir la qualité
grâce à des partenariats ciblés avec les différentes
professions concernées.»
(1) Monitoring & Modeling Initiative on the Targets for Renewables Energy.
Pour en savoir plus sur les formations évoquées, consulter le site : www.ademe.fr/formation
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