L'Algérie s'engage dans la maîtrise de l'énergie
En mettant en œuvre une politique de maîtrise de l'énergie, l'Algérie poursuit un triple objectif : préserver ses ressources nationales d'hydrocarbures ainsi que ses capacités de financement et protéger son environnement. Elle est, avec l'Iran, le seul membre de l'OPEP
ayant engagé une telle stratégie.
|
MAGHREB
La politique algérienne
de maîtrise de l'énergie est sur les
rails. Le comité intersectoriel de maîtrise
de l'énergie, qui rassemble des représentants
des secteurs public et privé, a approuvé
en juillet 2005 l'avant-projet du programme national
de maîtrise de l'énergie 2006-2010. "
Le PNME a été élaboré
par l'Agence nationale pour la promotion et la rationalisation
de l'utilisation de l'énergie (APRUE), avec
le soutien de l'ADEME qui lui apporte depuis 2002
son expérience en matière d'efficacité
énergétique et d'énergies renouvelables
", précise Nicolas Dyevre, chargé
à l'ADEME de ce programme de coopération
cofinancé par l'ambassade de France. À
l'horizon 2020, le potentiel d'économies cumulé
est estimé à 120 millions tep.
Ce premier programme est financé par un fonds
alimenté par une taxe révisable, prélevée
sur les grands consommateurs d'énergie du pays.
Il donne la priorité aux actions permettant
d'économiser du fioul, les capacités
de raffinage algériennes étant proches
de leur pleine utilisation, et de l'électricité
afin d'éviter des investissements très
importants en infrastructures dus à la hausse
de la demande. " Tous les secteurs sont concernés,
même si l'industrie, qui offre des gisements
concentrés, et le résidentiel, où
la consommation est exponentielle et où les
prix de l'énergie font l'objet d'un rattrapage,
sont particulièrement ciblés ",
précise Fouzi Benkhelifa, directeur associé
d'Explicit, consultant pour l'ADEME. Les ménages
pourront bénéficier d'aides pour l'achat
de matériel performant, et les entreprises
comme les collectivités de subventions pour
les études et les opérations exemplaires.
|
|
©
Y. Leers / ADEME
|
|
CONTACT
Nicolas Dyevre
Tél. : 01 47 65 24 88
nicolas.dyevre@ademe.fr
|
Le projet européen REACT
Réunissant douze pays*, ce projet a permis d'identifier et de partager des pratiques exemplaires en matière d'énergies renouvelables.
|
EUROPE
Ces énergies reposent aujourd'hui sur des technologies avérées. Le projet REACT (Renewable Energy ACTions) a été mis en place pour soutenir et dynamiser ce secteur. Il a permis de mettre en avant, dans les pays partenaires, des politiques et pratiques exemplaires (l'éolien en Allemagne et en Espagne, la valorisation du biogaz aux Pays-Bas, des biocarburants en Autriche ou encore du bois-énergie en Finlande…). Il a contribué à leur développement en diffusant ces meilleures pratiques auprès des états membres et de la Communauté européenne.
L'ADEME, partenaire français, a notamment mis en avant le développement du solaire thermique et du bois-énergie.
Les études de cas constituent un inventaire d'expériences réussies. Il en ressort que la mise en place de "politiques intelligentes et volontaristes" associe déploiement de grande envergure, développement industriel, baisse significative des coûts des technologies employées et promotion de la qualité des produits et des services.
" Ce projet a participé au renforcement des dynamiques nationales en faveur d'une transformation rapide du marché. Il a aussi contribué à créer un débat autour d'une éventuelle directive chaleur en Europe ", explique Stéphane Pouffary de la Direction des EnR, des réseaux et des marchés énergétiques de l'ADEME. Un nouveau projet orienté sur les applications thermiques des énergies renouvelables débutera en janvier 2006 en ciblant, en particulier, les aspects certification (ThERRA - Thermal energy from renewables).
* Allemagne, Autriche, Espagne, Finlande, France, Grèce, Pays-Bas, Irlande, Pologne, Portugal, Suède, Royaume-Uni.
|
|
© P. Hallé / ADEME
|
|
|
CONTACT
Stéphane Pouffary
Tél. : 04 93 95 79 55
stephane.pouffary@ademe.fr
|
 |
 |
|