Coopération franco-japonaise renforcée
L’ADEME et son homologue japonais ont signé au printemps un accord de coopération. Au centre des préoccupations : les priorités de recherche technologique pour la lutte contre l’effet de serre et le traitement des déchets.
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JAPON
La coopération
franco-japonaise vient de faire un nouveau pas. En
avril dernier, lors de l’exposition universelle
d’Aïchi, Michèle Pappalardo, Présidente
de l’ADEME a signé un accord avec Hiroshi
Mitsukawa Président de la NEDO (New Energy
Industrial Technology Development Organization). Créé
en 1980 par le gouvernement japonais pour limiter
la dépendance énergétique grâce
aux technologies alternatives au pétrole, cet
organisme est devenu, au fil de ses nouvelles missions
(protection de l’environnement, efficacité
énergétique…), l’homologue
de l’ADEME au Japon. L’accord entre les
deux institutions a pour objectif de réactiver
un partenariat conclu pour la période 1999-2004,
portant sur la gestion des déchets et les énergies
renouvelables. Cette fois, l’accord, également
pour une durée de cinq ans, est plus ambitieux
: il s’articule autour de quatre grands axes
: technologies de l’environnement, gestion des
déchets à travers l’action de
type 3 R (réduction, recyclage, réutilisation),
efficacité énergétique, développement
des énergies renouvelables et coopération
avec les pays en développement. Les deux agences
publiques progresseront sur ces différents
thèmes grâce une coopération scientifique
et technique, tant en matière d’échanges
d’informations que de rencontres d’experts
et d’organisation de séminaires communs.
« Le Japon et la France sont dans une situation
similaire. Ils ne disposent pas de ressources énergétiques,
mais possèdent une capacité technologique
importante, affirme Dominique Campana, responsable
de la direction de l’Action internationale de
l’ADEME. échanger sur nos visions du
futur et sur le développement des éco-technologies,
notamment sur la place des énergies renouvelables
en 2050, apportera une valeur ajoutée à
la coopération entre nos deux organismes. »
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Signature de l’accord par la Présidente de l’ADEME et le Président de la NEDO.
© DR |
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Favoriser l’accès à l’énergie en Afrique
La fourniture des services énergétiques contribue à réduire la pauvreté.
Le projet MEPRED(1), qui vient de démarrer, vise donc à intégrer l'accès à l'énergie dans les programmes de développement des pays d’Afrique de l’Ouest.
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AFRIQUE DE L'OUEST
Promouvoir l’accès à l’énergie dans les pays pauvres doit être plus que jamais une priorité. Il en va de la réalisation des Objectifs de développement du millénaire (ODM) que l’ONU s’est engagée à atteindre d’ici 2015. L’Union européenne a d’ailleurs lancé en 2002 un vaste programme de partenariat en matière énergétique. Cette initiative européenne pour l’énergie (EUEI) cherche à inclure ce programme dans les documents stratégiques de lutte contre la pauvreté destinés aux bailleurs de fonds internationaux. Dans cette perspective, MEPRED a démarré le 1er avril dernier.
« Ce projet vise à intégrer l’accès à l'énergie dans les programmes nationaux de développement économique et social »
, explique, Michel Hamelin, de l’ADEME, qui en assure la coordination. MEPRED devra notamment identifier les services énergétiques essentiels pour atteindre les ODM puis déployer des modèles économiques pour la fourniture de ces services. « Nous mettrons l’accent sur des solutions respectueuses de l’environnement en mobilisant les ressources locales d’énergie »
, précise Michel Hamelin. Le projet, qui durera trois ans, concernera quatre pays : le Niger, le Burkina-Faso, le Mali et le Sénégal. Le 5e volet permettra d’appuyer l’élaboration d’une politique régionale d’accès à l’énergie en zones rurales et périurbaines, conjointement par la Communauté économique des états d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA).
Le financement de cette opération d’un coût total de 2,2 millions d’euros, coordonnée par l’ADEME, est assuré par la Commission européenne (44 %), l’Allemagne, le Danemark,
la France et les Pays-Bas.
Des liens ont été établis avec d’autres programmes du PNUD et de la Banque Mondiale.
(1)MEPRED : Mainstreaming Energy for poverty reduction and economic development
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© C. Lamache
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