EUROPE
Les enfants sont particulièrement vulnérables au fort développement du trafic routier européen et plus sensibles aux effets de la pollution atmosphérique que les adultes. C’est ce que montre une étude* réalisée en 2004 par l’Autriche, la France, Malte, les Pays-Bas, la Suède et la Suisse sur les effets du transport sur leur santé. Les enfants sont également touchés par le bruit qui a un impact sur leurs capacités cognitives, leur motivation et leur niveau d’inconfort. Ils paient également un lourd tribut aux accidents, première cause de décès entre 5 et 29 ans. Et en réduisant leur activité physique, la dépendance à l’automobile favorise le surpoids et donc certaines maladies. Enfin, à long terme, la densité du trafic dans les zones d’habitation peut avoir un impact en perturbant le développement de l’autonomie et de l’interaction sociale. « Il est temps de donner la priorité aux considérations d’ordre sanitaire et environnemental dans le processus des prises de décision afférant aux transports », insiste Hélène Desqueyroux, du département Surveillance de la qualité de l’air de l’ADEME.
L’étude propose de nombreuses orientations politiques : étendre les infrastructures destinés aux cyclistes, établir des mesures fiscales incitatives, mettre en place dans les écoles des plans pour une gestion durable de la mobilité, etc. « Les enfants doivent être au cœur des programmes de recherche et des évaluations économiques. Il est également très important de prendre en compte leurs besoins dans l’élaboration des politiques de transport et d’aménagement du territoire »
, conclut Hélène Desqueyroux.
* Synthèse en français de l’étude : Les effets du transport sur la santé des enfants : vers une évaluation intégrée des coûts et de la prévention, ADEME éditions, Janvier 2005, réf. 5216, gratuit.
Étude complète en anglais téléchargeable sur les sites :
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