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février 2005 : l’entrée en
vigueur du protocole de Kyoto donne enfin tout son sens
aux actions déjà engagées de lutte
contre le changement climatique. Au-delà de l’aspect
juridique qui établit des engagements contraignants
de réduction des émissions, c’est
la consécration d’un vaste mouvement de
tous les acteurs de la société : les pays
développés ont d’ores et déjà
adopté des politiques de lutte contre l’effet
de serre à l’instar du Plan Climat en France
; les entreprises ont intégré les enjeux
climatiques à la plupart des stratégies
industrielles ; les collectivités locales s’emparent
du sujet ; enfin, la perception des particuliers a évolué
et les Français ont été interpellés
par les grandes « anomalies » climatiques
de ces dernières années, les médias
faisant écho aux inquiétudes des scientifiques.
Mais ce mouvement doit maintenant être consolidé
dans trois directions :
- entreprendre un vaste effort de recherche et de développement
afin de disposer des technologies qui nous permettront
de croître dans une société à
très faible contenu en carbone (énergies
renouvelables, économies d’énergie
dans les transports, l’habitat...),
- préparer l’après Kyoto, c'est-à-dire
une nouvelle coordination internationale impliquant
l’ensemble des pays gros émetteurs de gaz
à effet de serre incluant la Chine, le Brésil,
l’Inde mais aussi bien sûr les États-Unis,
- continuer à sensibiliser et à informer
les citoyens sur leurs propres responsabilités.
Chacun doit prendre conscience des implications de ses
choix quotidiens sur les émissions de CO2, qu’il
s’agisse de l’usage de la voiture, du chauffage
des logements ou des produits de consommation courante.
C’est à ce prix que les mesures politiques
les plus volontaristes pourront être adoptées
parce que leur signification sera comprise.
François Moisan
Directeur stratégie et recherche, directeur scientifique |
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