Mensuel à destination des entreprises et des collectivités territoriales

 N° 100 / février-mars 2005 Lettre | Dossier | Newsletter S'abonner | Archives 
Recycler les bateaux de plaisance hors d'usage (BPHU)

Les bateaux de plaisance hors d'usage feront prochainement l'objet d'un traitement afin d'éviter la pollution qu'ils engendrent. Un premier centre de déconstruction ouvrira ses portes en 2006 à Caen-la-Mer (Calvados).

DÉCHETS

Environ 20 000 bateaux de plaisance (représentant 5 000 tonnes) arrivent tous les ans en fin de vie. Jusqu'à présent, les épaves étaient laissées à l'abandon, stockées, brûlées ou encore coulées en mer. Or les bateaux de plaisance hors d'usage renferment des déchets dangereux (huiles usagées, batteries) et des matériaux composites difficiles à recycler. Pour en finir avec cette situation, la Fédération des industries nautiques (FIN), avec le concours de l'ADEME, a décidé depuis 2003 de s'engager dans une démarche volontaire visant la mise en œuvre du principe de la responsabilité élargie des producteurs (REP) pour les fabricants de bateaux de plaisance. En d'autres termes, l'idée est d'amener ces fabricants à mettre en place, puis coordonner un dispositif de traitement des BPHU et à en assurer sa gestion financière. Outre l'aide accordée au financement des études préalables, l'ADEME accompagne le montage de la filière BPHU en apportant son expertise et ses conseils : « Avec les filières emballages, pneumatiques, piles et accumulateurs, produits électriques et électroniques, entre autres, nous bénéficions aujourd'hui d'une bonne expérience des filières de traitement des produits en fin de vie placées sous la responsabilité des producteurs, expérience que nous mettons à la disposition des professionnels qui s'engagent dans des démarches similaires », explique Eric Lecointre de la Direction des déchets et des sols de l'ADEME.

À l'issue du programme d'études opérationnelles actuellement mené (également financé par les ministères de l'équipement et de l'écologie), un centre de déconstruction sera créé à Caen-la-Mer en 2006. Il sera en mesure de traiter sept bateaux de 6 à 10 mètres par jour, soit 1 500 unités par an. Cinq autres centres devraient ouvrir leurs portes d'ici 2012 en France. « À l'issue d'appels d'offres, l'exploitation de ces centres sera confiée à des entreprises spécialisées dans l'exploitation des déchets. Elles devront respecter un cahier des charges défini par la FIN. Ainsi, nous souhaitons inscrire ce programme dans une logique de développement durable, en affirmant notre volonté d'agir en faveur de la protection de l'environnement, » explique Philippe Fourrier, délégué général adjoint de la Fédération.




© FIN

 CONTACT  Eric Lecointre
Tél.:02 41 91 40 31
eric.lecointre@ademe.fr