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LA RÉPONSE ADEME |
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L’opération «Ports propres» a eu pour but de sensibiliser le directeur du port, le personnel portuaire, les professionnels du nautisme, les pêcheurs, les plaisanciers… qui sont autant d’acteurs différents qu’il faut impliquer pour entraîner une modification profonde des comportements. Pour chacune de ces catégories, l’ADEME et ses partenaires ont mis en place des actions adaptées : signalétique, campagne d’information, sensibilisation à l’accueil, visite de pontons, formation… Le bilan effectué fin 2006 constate que pour être efficace, la modification des comportements doit s’inscrire dans la durée et requiert une sensibilisation active des acteurs portuaires. Certains publics particuliers, comme les commerçants du pourtour de bassin, ou les pêcheurs professionnels nécessitent une approche spécifique. La réussite de l’opération repose, enfin, sur la prise en compte du bassin versant amont. L’opération «Ports propres» a entraîné 5,3 millions d’euros de dépenses en études et travaux. Le montant des subventions était de 2,7 millions, répartis entre la Région (48%), l’Agence de l’eau (40%) et l’ADEME (12%). Le taux d’aide moyen est de 51%.
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Languedoc-Roussillon
L’environnement à bon port
Pour endiguer les nuisances liées à l’essor de l’activité des ports de plaisance, la Région Languedoc-Roussillon, l’Agence de l’eau et l’ADEME pilotent ensemble l’opération «Ports propres». Tout le monde sur le pont !
Le littoral du Languedoc-Roussillon est jalonné de 32 ports, dont l’activité de plaisance augmente régulièrement depuis plus de vingt ans. Cet essor s’accompagne d’impacts environnementaux sur la qualité des eaux (polluants organiques, métalliques et bactériologiques) et sur la prolifération de déchets, en surface ou sur le fond, qui peuvent à terme détériorer la qualité des sédiments, compliquant la faisabilité des opérations de dragage. «Lorsque les produits de curage contiennent des métaux lourds comme de l’étain, ils ne peuvent plus être simplement rejetés en mer, il faut les retraiter», explique Pierre Vignaud, responsable déchets à la délégation régionale Languedoc-Roussillon de l’ADEME. Face à ces constats, la Région Languedoc-Roussillon, l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse et l’ADEME se sont associées dès 1999 pour lancer l’opération «Ports propres», qui vise à apporter une aide technique et financière aux gestionnaires des ports pour prévenir les pollutions chroniques ou accidentelles.
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Différents aménagements ont significativement amélioré la propreté et l’image des ports du Languedoc-Roussillon. |
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Expertise et conseils
Ces derniers se voient ainsi proposer la réalisation d’un diagnostic permettant de définir les équipements et les aménagements à mettre en œuvre pour réduire les risques de pollution. «Il peut s’agir de la création d’une déchèterie portuaire ou de l’ouverture d’un point propre, d’une aire de carénage avec collecte et traitement des eaux de ruissellement, de barrages flottants contre les pollutions d’hydrocarbures, ou de systèmes de pompage des eaux de fond de cale et des eaux usées», décrit Pierre Vignaud. L’ADEME apporte son expertise technique et ses conseils, valide les différentes études préalables et s’assure de la réalisation des travaux.
Entretenir la sensibilité écologique
Fin 2006, 78% des ports avaient procédé au diagnostic et 44% étaient équipés, soit deux tiers des 25 650 anneaux existants. L’opération se traduit par une amélioration de l’image des ports, qui peuvent communiquer sur leur propreté auprès des usagers. Les aménagements créés améliorent le service rendu aux plaisanciers. Ils modifient le comportement des agents portuaires, qui prêtent davantage attention aux questions environnementales et gèrent plus rigoureusement les zones techniques (aires de carénage, déchèteries, etc.).
«Ce qui est difficile, c’est de faire vivre les bonnes pratiques, souligne Pierre Vignaud. Le maître d’ouvrage doit avoir une volonté politique de s’engager dans le développement durable.» L’opportunité de bénéficier de financements pour des équipements tôt ou tard nécessaires, un effet d’entraînement entre ports d’une même région ou la contrainte réglementaire ont constitué des facteurs déclenchants de l’adhésion avant, parfois, la protection de l’environnement. Or la sensibilité écologique est nécessaire pour maintenir la qualité des équipements portuaires.
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Bonne pratique |
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Des points propres gratuits
Dans les ports engagés dans l’opération, toutes les déchèteries et les points propres installés sont gratuits. L’accès est libre pendant les heures d’ouverture et nécessite parfois un badge magnétique. Depuis la mise en place des équipements, 72% des gestionnaires ont constaté une bonne évolution des pratiques des usagers. 14% estiment que l’évolution des pratiques reste lente ou faible et 14% ne constatent aucune évolution.
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