Les chiffres clés du sondage «l’environnement et la maîtrise de l’énergie dans les PME»*

85 % des dirigeants se sentent concernés par l'environnement et la maîtrise de l'énergie. 86% pensent que ces questions tiendront à moyen terme une place importante pour leur PME. 45% se disent bien informés sur ce sujet, mais mal informés sur les risques environnementaux (35%), la réglementation et les actions possibles (50%), le management environnemental, les certificats d’économie d'énergie et les soutiens financiers et fiscaux (70%).

75 % estiment faible l’impact environnemental de leur PME, alors que ces sociétés sont responsables pour 40 à 45% des rejets gazeux, des consommations d'eau et d'énergie, et pour 60 à 70% des déchets d’entreprise.

83 % ont agi ou envisagent d’agir sur la prévention ou la valorisation des déchets, 75% sur la réduction de la consommation d'énergie et 73% sur la sensibilisation des salariés. Mais 33% n'ont pas étudié le coût d'une telle démarche.

60 % des dirigeants préfèrent l’incitation fiscale aux subventions. 50% souhaitent un accompagnement des chambres consulaires, devant l’ADEME, les Directions régionales de l’industrie, de la recherche et de l’environnement (Drire), les fédérations professionnelles et les collectivités locales (30%).

* Réalisé par TNS–SOFRES auprès de 802 chefs d’entreprise de 1 à 250 salariés, du 29 novembre au 11 décembre 2006.

 
 
 

 

PME
Développement durable... d’emplois

Sensibles à l’environnement et à la maîtrise de l’énergie, les PME sont prêtes à embaucher pour mieux gérer ces questions. Pour cela, elles souhaitent se faire aider par l’ADEME.

Le colloque Énergie, environnement, enjeux pour les PME (PM4E) organisé par l’ADEME, les 6 et 7 février à Paris, a permis notamment de dévoiler les résultats d’un sondage sur «l’environnement et la maîtrise de l’énergie dans les PME», auprès de chefs d’entreprise de 1 à 250 salariés (lire l’encadré), et d’une enquête sur les fonctions énergie/environnement dans les entreprises.
Cette seconde étude, menée de novembre à décembre 2006 auprès de 95 adhérents de l’Association française des ingénieurs et techniciens de l’environnement (Afite), révèle que la plupart des emplois sont occupés à temps partiel par des collaborateurs très qualifiés (Bac+5) et très expérimentés : 76% des personnes interrogées ont accédé à ces fonctions en moyenne dix ans après la fin de leurs études. Ces personnels, souvent issus de formations scientifiques, ont acquis une formation environnement avec la pratique. Ils sont en majorité des décideurs, directeurs ou ingénieurs, car il existe encore peu de services totalement dédiés à l’environnement dans les PME : 40% de celles-ci n’en ont pas, contre 17,7% dans les structures de plus de 250 salariés. Les postes concernés sont le plus souvent à temps partiel (80%) et sont rattachés à 48,3% à la direction générale. La plupart des postes concernés ont été créés à partir de 1995, à la fois par obligation et par volonté.

Une fonction jugée valorisante mais contraignants
Les personnes en charge de l’environnement dans les PME travaillent sur les thématiques de l’air, de l’eau, des pollutions et de l’énergie…, avec pour principales préoccupations la réglementation et la gestion des déchets. Même si 90% des chargés d’environnement se disent satisfaits de leur emploi, ils trouvent leur fonction aussi valorisante que contraignante à plus de 50%. Les obstacles à leur mission ? Les questions techniques, le manque de temps et d’assistance, les moyens humains. Du coup, leurs attentes vis-à-vis d’organismes tels que l’ADEME sont très fortes en matière de conseils, de formations, d’échanges et de financements. La grande majorité des interviewés souhaite que leur poste évolue vers une fonction dédiée à 100% à l’environnement. Les créations récentes dans ce secteur se sont d’ailleurs traduites par une augmentation des offres d’emploi, comme celles publiées par l’Association pour l’emploi des cadres (Apec), qui sont passées de 1 000 environ en 2000, à près de 1 900 en 2006. Et même si cela reste encore marginal, 3% des chefs d'entreprise interrogés envisagent de créer une fonction ou un poste dédié aux questions environnementales, selon le sondage commandé par l’ADEME à TNS Sofres. Soit 40 000 emplois sur 1,4 million d’entreprises françaises de 1 à 249 salariés.