Amiens métropole partenaire de Display  
  Le 11 décembre 2006, Amiens métropole a signé avec l’association Énergie-Cités la charte de la campagne Display.
La communauté d’agglomération de 177 000 habitants s’est engagée à afficher les performances énergétiques de 200 bâtiments, soit la moitié de son patrimoine. La démarche s’inscrit dans le programme d’actions de son Agenda 21 pour un développement durable, lancé en 2004. Les premières affichettes seront apposées sur
6 écoles, 6 gymnases, 5 bâtiments administratifs, 2 bâtiments à vocation culturelle et 1 maison de retraite lors de la Semaine du développement durable.
Amiens métropole estime que Display peut contribuer à sensibiliser ses administrés aux questions énergétiques. Pour les différents services gestionnaires des bâtiments de l’agglomération, l’affichage des qualités énergétiques sera aussi un atout pour établir des comparatifs et justifier certains travaux de réfection.
 
 
 
Europe
Affichons notre énergie!

Partout en Europe, l’initiative Display incite les municipalités à afficher les performances énergétiques des bâtiments municipaux. Plus de 200 villes ont déjà adopté cette nouvelle forme d’information des populations.

Pour responsabiliser chaque citoyen sur ses consommations énergétiques et ses émissions de gaz à effet de serre (GES), l’association Énergie-Cités a lancé en 2004 la campagne Display. Objectif: encourager les municipalités européennes à afficher publiquement les performances énergétiques, en eau et en émission de GES, de leurs bâtiments, en utilisant le modèle de l’étiquette des appareils électroménagers. Une centaine de villes y participe aujourd’hui.
«La première phase du projet, financé par la Commission européenne, a réuni 21 villes pilotes de 18 pays et 4 experts scientifiques et techniques, qui ont créé un outil de calcul permettant de délivrer un certificat énergétique des bâtiments», explique Peter Schilken, d’Énergie-Cités, partenaire de l’ADEME depuis 1996.
Grâce à cet outil disponible en ligne, la collectivité engagée dans la campagne Display calcule les ratios de ses édifices, les classe selon une échelle de A à G, puis les signale au moyen d’une étiquette Display. Elle peut ainsi évaluer les performances de chaque bâtiment, les comparer à celles d’autres villes de son pays, d’Europe, et lancer un plan d’amélioration de son patrimoine.
Cette démarche permet d’anticiper l’entrée en vigueur, d’ici 2009, de la directive européenne 2002/91/CE sur les performances énergétiques des bâtiments. C’est aussi le moyen de réaliser des économies financières, d’entreprendre une action concrète contre le changement climatique, de sensibiliser les usagers et les gestionnaires des bâtiments municipaux, de partager son expérience avec d’autres cités Display, de bénéficier d’outils de communication ciblés et adaptés, et de montrer une image positive de sa ville.

La France en retard
À ce jour, 218 villes ont rejoint la campagne, parmi lesquelles Modène en Italie, Francfort en Allemagne, Bristol en Grande-Bretagne, Bielsko-Biala en Pologne ou Lille en France. «La France, avec 87 villes engagées, se situe à un niveau encore modeste. Les maires sont souvent réticents. Ils craignent qu’un affichage de mauvaises performances leur coûte leur réélection, constate Peter Schilken. Pourtant, les écoles, bibliothèques, maisons de retraite, piscines ou musées français n’ont rien à envier à leurs homologues européens!»
La première ville française, Rennes, se situe, avec 153 affichages, au 7ème rang du top 10 des municipalités les plus actives dans la campagne. En tête, on trouve Durham (920 affichages) en Grande-Bretagne, Charleroi (363 affichages) en Belgique, et Helsinki (243 affichages) en Finlande.