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La réponse ADEME |
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• Pour les entreprises, à l’origine de près de 90% des déchets produits en France, la gestion des déchets est une question de rentabilité et donc de compétitivité.
• En 2004, 849 millions de tonnes de déchets (donnée la plus récente) étaient produites en France, dont 807 millions en provenance des entreprises, quelles que soient leur activité et leur taille.
• Avec l’opération «Objectif déchets -10%», les entreprises lauréates ont vu, au-delà des bénéfices économiques et environnementaux, un impact favorable sur l’ensemble de leurs activités.
• Les huit meilleures recevront un trophée lors du colloque Prévention des déchets et territoire, du 19 au 21 juin 2007 à la Maison de la chimie, à Paris.
• L’ADEME, qui a financé ce dispositif d’un total de 700 000 euros, va pouvoir s’appuyer sur les résultats de l’opération pour inciter d’autres entreprises à se lancer dans la réduction et la valorisation de leurs déchets.
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Objectif -10%
Une gestion des déchets affinée L’opération «Objectif déchets -10 %» incite les entreprises à réduire leurs déchets. Résultat atteint et largement dépassé par la PME Afica, spécialiste de l’affinage des alliages cuivreux.
Afica (Affinage Champagne-Ardenne) fabrique des lingots à partir du recyclage de métaux non ferreux. Des produits destinés à des fondeurs de la robinetterie et de l’industrie. En 2004, la PME d’Isles-sur-Suippe, dans la Marne, a été sélectionnée, avec une centaine d’entreprises, pour participer à l’opération «Objectif déchets -10%»
de l’ADEME. Elle a bénéficié, gratuitement, des conseils d’un expert référencé par l’ADEME pour réduire d’au moins 10% en deux ans les quantités de déchets produites ou non valorisées. Avec un résultat de -22%, Afica est parvenue à réduire ses déchets, à mieux les valoriser, tout en augmentant son activité. «Le personnel était déjà sensibilisé à cette question, explique Béatrice Pérotin, responsable qualité et environnement. J’avais lancé, en 1993, une démarche de tri sélectif, qui nous a permis d’atteindre un taux de tri des déchets de 96%. Le défi de l’“Objectif -10%” était d’autant plus important.»
La démarche de l’ADEME a donc permis aux 53 salariés de s’impliquer encore davantage dans la gestion environnementale de leur entreprise, certifiée Iso 14001. «Nous avons affiné le tri des déchets industriels banals (papier, carton, plastique), sensibilisé nos nouveaux collaborateurs, informé les fournisseurs et clients qui peuvent laisser des déchets sur notre site, décrit Béatrice Pérotin. Nous avons aussi réduit nos sous-produits de fusion et poursuivi notre politique de maintenance préventive des fours, pour éviter les déchets de ciment réfractaire.»
«Les deux tiers des entreprises participantes ont atteint leur objectif», souligne Éric Darlot, ingénieur à la direction déchets et sols de l’ADEME.
Poursuivre les efforts
Quelles sont les raisons de l’échec du dernier tiers? «Certaines sociétés n’ont pas développé assez d’actions, d’autres ont rencontré des problèmes d’activité, à la baisse ou à la hausse, et d’autres encore ne sont pas parvenues à valoriser leurs déchets, parce qu’aucune filière adaptée n’existait», poursuit Éric Darlot. Afica, par exemple,
n’a pas trouvé de débouchés pour ses big bags et gants usagés.
Pendant les deux années de l’opération, les lauréates ont dû fournir à leur expert, en contrepartie de l’aide de l’ADEME, les informations nécessaires à l’élaboration de trois rapports de situation (diagnostic déchets, bilan intermédiaire et bilan final), utilisés comme base de promotion des bonnes pratiques de prévention et de gestion des déchets. «Le dispositif est ouvert à partir de 2007 à toutes les entreprises intéressées par un diagnostic déchets et/ou un accompagnement des actions préconisées», annonce Éric Darlot. Une prestation payante, cette fois, qui sera subventionnée à 50% par l’ADEME.
| Bonnes pratiques |
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Dans le cadre de l’opération «Objectif déchets -10%», des réunions d’échange régionales et locales ont été organisées avec les entreprises pilotes pour communiquer sur leurs actions environnementales. Grâce à leur témoignage, d’autres entreprises de même secteur d’activité ont été sensibilisées aux résultats positifs des actions engagées, et se sont lancées à leur tour dans l’optimisation de leurs déchets.
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