La réponse ADEME  
   
 

Installation solaire/gaz naturel à Saint-Herblain
• Fonction : chauffage.
• L’ADEME Pays de la Loire a apporté une partie du financement et le conseil pour monter le dossier
de financement, ainsi que l’expertise sur les installations photovoltaïques.
• Coût : 65 000 €, dont 18 000 € apportés par l’ADEME.
• Gain : 4 000 € d’économies par an pour 30 MWh produits et 27 tonnes de CO2 évitées.

Installation solaire/bois à Saint-Nazaire
• Fonction : chauffage, eau chaude sanitaire.
• Coût : 131 850 €.
• Gain : réduction de 3 109 € HT de la facture annuelle.

 

 

 

 

Pays de la Loire
Une expertise bienvenue

En recourant aux énergies renouvelables, l’association Arta de soutien aux handicapés a réduit sa facture énergétique.

Sans l’ADEME, l’Association pour la réinsertion des traumatisés crâniens Atlantique (Arta) n’aurait peut-être pas pensé aux énergies renouvelables. L’association, qui assure la défense matérielle et morale des personnes handicapées, décide en 2003 de construire un établissement d’accueil spécialisé et médicalisé à Saint-Herblain, en Loire-Atlantique. Les travaux commencent. La construction ne prévoit aucune utilisation d’énergie renouvelable. Quelque temps plus tard, Daniel Delmas, délégué général de l’Arta, assiste à une conférence à laquelle participe l’ADEME. «M. Delmas est venu me voir, il était très intéressé par les énergies renouvelables, se souvient Franck Berger à l’ADEME Pays de la Loire. Je lui ai alors proposé de réaliser une étude d’aide à la décision, pour voir si une solution de production d’eau chaude sanitaire et de chauffage présentait un intérêt.»

Convaincre l’architecte
«L’architecte et le bureau d’études n’en voulaient pas, rappelle Daniel Delmas.
L’ADEME nous a aidés à les convaincre. Nous, nous souhaitions simplement diversifier nos sources d’énergie et réaliser des économies, par simple souci de gestion.»
Les travaux étant trop avancés, seule une installation solaire/gaz naturel est finalement retenue pour chauffer les parties communes et les bureaux du bâtiment, représentant 400 m2, sur une surface totale de 2 500 m2.
L’ADEME a aidé l’association à monter le dossier de financement et lui a apporté son expertise pour le choix des panneaux. «Le plus difficile a été de trouver l’entreprise capable de maîtriser cette technologie», souligne Daniel Delmas. L’établissement
a ouvert ses portes en avril 2005.

Un autre établissement équipé
Convaincue par la facilité de mise en œuvre de cette technologie et sa rentabilité, l’Arta a choisi de l’appliquer en 2005 à un nouveau projet d’établissement et services d’aide par le travail (ESAT) à Saint-Nazaire. « Sur la première opération, nous avions mis l’Arta en relation avec un bureau d’études. Cette fois-ci, M. Delmas avait pris les devants en se rapprochant d’un architecte capable de faire des propositions de construction environnementale », souligne Franck Berger.
Le nouveau bâtiment, récemment inauguré, est construit en ossature bois, avec un bardage en mélèze et une toiture végétalisée. Un puits canadien utilise l’inertie thermique du sol pour refroidir les bureaux en été et les réchauffer en hiver. Quelque 27,5 m2 de capteurs solaires, couplés à une chaudière automatique à bois déchiqueté, fournissent le chauffage et l’eau chaude. «L’architecte a pu imaginer une solution innovante, parce que le maître d’ouvrage était demandeur et s’y est pris tôt», souligne Franck Berger. Ces aménagements permettent à l’Arta de réduire sensiblement sa facture énergétique annuelle.

Bonnes pratiques
 
Diagnostic préalable
Pour adapter l’installation solaire au bâtiment et à ses besoins de chauffage, une phase de diagnostic préalable et d’études techniques permet de mettre en œuvre
les solutions les mieux adaptées.

Architecte et bureau d’études spécialisés
Faire appel à un architecte et à un bureau d’études spécialisés dans la construction environnementale favorise la mise en œuvre de solutions innovantes, qui prennent en compte le fonctionnement global du bâtiment.