Aquitaine
La com’ se met au vert Les professionnels de la communication commencent à prendre en compte l’impact sensible de leur activité sur l’environnement. Dans ce but, l’ADEME Aquitaine a mis en place un dispositif exemplaire pour former les agences à l’éco-conception.
La communication a le souci de l’esthétique, mais pas forcément de l’environnement! «La “com” n’a pas encore véritablement pris conscience de ses impacts environnementaux, contrairement à d’autres secteurs d’activité, car elle ne fait pas l’objet d’une réglementation environnementale forte, et fonctionne toujours sur l’apparence», observe Sylvain Krummenacher, chargé de communication de la délégation régionale Aquitaine de l’ADEME. Son activité génère pourtant des impacts importants sur l’environnement. La fabrication du papier, par exemple, entraîne des émissions de CO2, de composés organiques volatils (COV), une grande consommation d’eau et d’importants déchets.
À leur tour, les agences sensibiliseront leurs clients
Pour sensibiliser les professionnels de la communication à la protection de l’environnement, la délégation régionale Aquitaine de l’ADEME a réalisé en 2004, avec l’Association des professionnels aquitains de la communication (Apacom), un guide de bonnes pratiques intitulé Que voulez-vous com’avenir ? Une véritable bible pour réduire au maximum l’impact environnemental des outils d’une agence de communication. On apprend ainsi que les encres sont une source de pollution importante. Mieux vaut choisir des encres végétales, issues de la biomasse, ressource renouvelable émettant moins de COV. L’acte I de « Com’avenir » avait été suivi d’un colloque sur l’éco-responsabilité, permettant de présenter les initiatives existantes. «Mais on voulait aller plus loin, se rappelle Sylvain Krummenacher. Nous souhaitions que les agences appliquent les principes de l’éco-conception dans leurs métiers et sensibilisent leurs clients.» Alors, pour encourager le passage à l’acte, l’ADEME et l’Apacom ont lancé l’acte II : été 2006, un appel à candidatures a été ouvert pour la réalisation de projets éco-conçus, au terme duquel dix agences ont été sélectionnées. Elles ont été formées pendant deux jours à l’éco-conception, et sont actuellement accompagnées individuellement dans la fabrication de leurs produits par un consultant spécialisé. «Elles obtiennent ainsi toutes les réponses à leurs interrogations, et peuvent appliquer les principes d’éco-conception à leur fonctionnement», explique Sylvain Krummenacher. Cet «éco-coaching», d’un budget de 5 000 e par agence, aboutira à la présentation des réalisations, lors d’un colloque régional au printemps 2007. Objectif : créer un effet «boule de neige» dans la profession.
| Bonnes pratiques |
| |
CHOIX DE L'ENCRE
Il est préférable de choisir des encres à base d’huiles végétales, elles émettent généralement moins de COV (composés organiques volatils) que les encres à base de distillat de pétrole et sont en partie issues de ressources renouvelables.
VALORISATION DE LA DÉMARCHE
Faire figurer les logos des écolabels employés. Ou une phrase du type «Imprimé sur papier avec 80 % de fibres recyclées et avec des encres végétales, par un imprimeur Imprim’Vert», etc.
|
|