Premier état national
de la qualité de l'air intérieur
L’Observatoire de la qualité de l’air intérieur et ses partenaires, dont l’ADEME, ont rendu public fin 2006 le premier état national de la qualité de l’air intérieur dans les logements. Ce document montre que le problème de la qualité de l’air intérieur est préoccupant dans un tiers des logements en France. Cette enquête analytique, réalisée dans 567 habitations, a porté sur une trentaine de polluants ou des paramètres de confort : température, dioxyde de carbone, présence d’humidité, monoxyde de carbone, composés organiques volatils, particules, radon, allergènes de chiens, de chats, d’acariens, rayonnement gamma, contamination fongique. Certaines substances sont spécifiques à l’air intérieur ou sont présentes dans des concentrations beaucoup plus élevées qu’à l’extérieur. C’est le cas des composés organiques volatils, détectés dans 100 % des logements. Dans 5 à 30 % des logements, on relève des valeurs nettement plus élevées que les concentrations moyennes, donc potentiellement dangereuses pour la santé. L’enquête montre également qu’un peu plus de 40 % des logements sont contaminés par des moisissures.
En 2007, l’ADEME s’est engagée à améliorer la connaissance sur l’exposition aux polluants dans les bâtiments à usage de bureaux, second lieu de vie en termes de temps passé. Une étude de cadrage sera réalisée par l’OQAI afin de définir en 2008 les méthodes, les protocoles, l’organisation, le coût et le calendrier associés aux campagnes de mesures visées.
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