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Améliorer l'organisation des transports

 

 

Le nouveau dispositif inscrit les transports dans une réflexion globale et à long terme, prenant en compte aussi bien l’urbanisme et l’organisation de la ville que la localisation des entreprises. L'ADEME soutient plus particulièrement la recherche et les études, l'impulsion initiale donnée aux projets et leur animation, ainsi que l'aide au décollage de la demande de “transport propre”.

 

 

Les actions vers les collectivités territoriales
Les déplacements des personnes et des marchandises dans les zones urbaines représentent 40 % de la consommation totale d’énergie des transports et constituent donc un enjeu majeur. Les collectivités territoriales sont des acteurs déterminants dans l’élaboration des PDU et dans l'information et la sensibilisation des usagers, et ont un rôle d’entraînement et d’exemplarité concernant les véhicules propres. Il est nécessaire d’aller au-delà des PDU existants afin de mieux intégrer les aspects environnementaux, en particulier les émissions de CO2. Certains PDU déjà en place portent en effet plus sur l’offre de transport public que sur les autres moyens de réduction de l’usage de la voiture (restriction de stationnement, covoiturage, maîtrise de l’urbanisme, transport à la demande, plans de déplacement d’entreprises...).

Mieux prendre en compte les impacts “énergie” et “émissions” des projets
L’ADEME soutient financièrement les études sur les impacts énergétiques et environnementaux des projets. Les aides à la décision concernent l’utilisation des outils méthodologiques disponibles pour optimiser les décisions des autorités organisatrices de transport en matière de projets de transport proprement dits, d’urbanisme et d’aménagement du territoire :
• études d’impacts
- pour des projets ponctuels : évaluation prévisionnelle de tout projet ayant une incidence significative sur les flux de déplacement ou les choix modaux, comme les projets d’infrastructures de transport, mais aussi l’implantation d’un grand équipement collectif, la construction d’un lotissement, d’une école, la piétonisation d’un quartier…,
- pour les PDU et les PDI (plans de déplacements interurbains) : évaluation des différents scénarios en termes d’impacts pour les différentes zones du territoire,
• bilan énergie émissions déplacements – BEED – qui met en relation les consommations d’énergie et les émissions avec les origines et destinations des déplacements,
• bilan énergie du transport de marchandises en ville, qui constitue un bon outil de sensibilisation des décideurs locaux,
• mise en place d'observatoires ou d'études ponctuelles pour mesurer les politiques de déplacements mises en œuvre en termes d’énergie-environnement et constituer ainsi un “catalogue des bonnes pratiques”.


© Olivier Sébart/ADEME


Promouvoir les offres de transports alternatifs à la voiture particulière
Il s'agit de stimuler les initiatives et de créer un effet d’entraînement dans ce domaine :
- des aides aux études de faisabilité et au financement d’opérations exemplaires coordonnées avec le futur PREDIT (programme national de recherche et d'innovation sur les transports terrestres). Elles concernent des PDE (plans de déplacement d’entreprises), des opérations de co-voiturage ou d’auto-partage...,
- des aides à la décision et aux opérations exemplaires pour les politiques du vélo en ville, les systèmes de transport à la demande…,
- des aides aux études de faisabilité de mise en place de services favorisant l’intermodalité tels que des opérations d’information, ou des transports de “rabattage” vers les lignes existantes...

Favoriser l’utilisation de véhicules propres
Pour permettre le dépassement des exigences de la LAURE, qui prévoit 20 % de véhicules propres lors du renouvellement des flottes, le dispositif existant est prolongé et ajusté. Il ne concerne plus les seules collectivités territoriales, mais devient également applicable aux entreprises.

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  >>> Les actions vers les entreprises  


  Un encadrement réglementaire fort

Depuis plusieurs années, une impulsion réglementaire est donnée notamment en matière d'aménagement :
• fin 1995, la loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie (LAURE) marque la renaissance des PDU (plans de déplacements urbains),
• juin 1999, la loi d'orientation pour l'aménagement durable du territoire renverse la logique des politiques d’aménagement en partant désormais de la demande de transports plutôt que de l’offre en infrastructures,
• juillet 1999, la loi relative au renforcement et à la simplification de la coopération intercommunale facilite la prise en compte des problèmes au niveau d’un “bassin de déplacement”,
• décembre 2000, la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains met en cohérence différents outils de planification autour
de la maîtrise des déplacements urbains. Elle enrichit notamment les PDU avec la notion de développement durable.
Au 15 mars 2001, 64 agglomérations ont engagé une démarche PDU, dont 26 ont déjà abouti.
 


  Transport à la demande optimisé par informatique



© L.Perquis/ADEME

Dans les zones à faible densité, des départs et des arrêts de bus gérés en fonction de la demande peuvent être plus efficaces qu'une ligne strictement cadencée. Ainsi, dans l'agglomération de St-Brieuc, un système automatique piloté par le logiciel OPTITOD répond par serveur vocal aux usagers et assure la gestion. La modularité du logiciel – créé à l'initiative de l'ADEME avec des financements européens dans le cadre du programme SAVE – le rend adaptable à toutes les situations : dans la région rurale de Carhaix en Bretagne Centre, OPTITOD permet par exemple la gestion dynamique d'un système de taxis à la demande. Le logiciel est également en cours d'expérimentation à Grasse-Antibes.

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