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Développer les énergies renouvelables
au niveau industriel
La directive adoptée en conseil des ministres européens
le 5 décembre 2000 fixe à la France un objectif de
21 % pour la part des énergies renouvelables dans la
production d'électricité en 2010, ce qui implique
un accroissement très important de leffort : 200 MF
de budget supplémentaire sont ainsi accordés à
lADEME en 2001 pour le développement de ces énergies.
Léolien multiplié par
plus de 100 en dix ans
50 MW déolien sont aujourdhui installés
en France, lobjectif étant d'atteindre en 2010 entre
5 000 et 10 000 MW. Ce saut quantitatif et le développement
dune véritable industrie dans ce domaine impliquent
des incitations fortes au démarrage des projets. Cest
pourquoi le gouvernement s'engage à ce qu'EDF rachète
le kWh produit par des éoliennes à 55 cts pour
les cinq prochaines années.
Dautres tarifs, adaptés aux spécificités
du solaire, de la micro-hydraulique et de la filière méthanisation
- bio-gaz - sont également en projet.
Outre laccompagnement de léolien, leffort
porte sur lensemble des autres énergies renouvelables.
Le plan soleil, qui vise à promouvoir l'usage de l'énergie
solaire pour la production d'eau chaude, est renforcé.
Le programme bois-énergie, dont l'objectif est l'extension
des chaufferies collectives et industrielles au bois, est doté
de 60 MF supplémentaires en 2001. Parmi les autres actions
: lintensification de la R&D en matière de photovoltaïque,
la certification des matériels de chauffage au bois et le
développement de la garantie dapprovisionnement du
bois pour les particuliers
Habitat neuf et existant
Le décret sur la nouvelle réglementation thermique
des bâtiments neufs a été publié début
décembre 2000 : les exigences en matière d'économies
d'énergie sont renforcées de 20 % par rapport
à lancien texte de 1988 dans le secteur résidentiel
et de 40 % pour ce qui concerne le secteur tertiaire.
Des opérations programmées damélioration
de la qualité thermique des bâtiments existants et
de lefficacité énergétique des équipements
(OPATB) seront engagées en 2001 au niveau de quartiers, de
communes ou de groupements de communes. Elles sappuieront
sur des conventions associant communes ou EPCI, lADEME, lEtat
et éventuellement le Département et la Région.
Par ailleurs, chaque ministre présentera un programme de
réduction des consommations énergétiques des
administrations placées sous sa responsabilité.
Logique nouvelle pour les
aides aux investissements
Les subventions cèdent peu à peu la place à
de nouveaux outils financiers à fort effet de levier.
Des partenariats avec des établissements bancaires, montés
dans le but de créer de nouveaux modes d'intervention en
faveur des PME/PMI, se traduisent par la création de deux
instruments :
- le FOGIME (Fonds de garantie pour les investissements de maîtrise
de l'énergie) qui permet aux petites et moyennes entreprises
d'obtenir une garantie de leur emprunt à hauteur de 70 %,
- le FIDEME (Fonds d'investissement de l'environnement et de la
maîtrise de l'énergie) qui associera financements publics
et privés pour permettre le montage d'investissements aux
entreprises qui manquent de fonds propres.

© O.Sébart/ADEME
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Un autre fonds, reprenant la même logique, pourrait être
également créé afin de financer des opérations
de réhabilitation à grande échelle dans lhabitat.
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