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En
décembre 1999, les tempêtes ont fait des ravages en
France : 140 millions de m3 de chablis ont été abattus
dont 60 millions de m3 de petits bois quil est opportun de
valoriser en énergie. Cette ressource conjoncturelle a révélé
une ressource forestière beaucoup plus considérable
(15 millions dhectares de forêts) en développement
constant et encore sous-exploitée. Dans le même temps,
laugmentation significative du prix du pétrole, suivie
de celui du gaz, a mis en évidence la stabilité de
celui du bois et sa relative compétitivité. Comme
source dénergie, le bois trouve ainsi une légitimité
accrue, tant auprès des collectivités locales que
des chefs dentreprise et des particuliers. Certains n'ont
pas attendu la crise pétrolière pour faire ce choix.
Pour preuve, 9,5 Mtep/an sont consommés en France dont une
utilisation assez stable de 8 Mtep/an pour le chauffage domestique.
De nombreuses chaufferies collectives et industrielles au bois ont
été installées, en particulier à la
suite du premier plan bois-énergie (19941998) piloté
par lADEME.
À l'heure de la directive européenne sur lélectricité
renouvelable et de la mise en uvre des plans daction
contre le réchauffement climatique, le nouveau programme
bois-énergie, initié en 1999, sest fixé
des objectifs dune ampleur accrue : extension à toutes
les régions françaises, accélération
du rythme de croissance des chaufferies collectives et industrielles,
promotion dappareils performants de chauffage domestique,
organisation des approvisionnements. Les arguments sont nombreux.
Sur le plan environnemental, la filière bois-énergie
offre un bilan équilibré du cycle du carbone et constitue
un excellent mode de valorisation des déchets tels que les
écorces, les cagettes usagées, les résidus
de coupe. De plus, elle participe à la gestion rationnelle
des forêts. C'est un important facteur de développement
pour un territoire rural, tant en termes de création d'emplois
que de valorisation des ressources locales. Des progrès restent
cependant à accomplir, en particulier dans les domaines des
coûts et des performances des équipements ainsi que
dans celui de la structuration des approvisionnements à grande
échelle qui devra notamment se faire au profit dune
mobilisation plus importante de la ressource forestière.
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