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Un dispositif performant de mesure et d'information

 

 

Mesurer de nouveaux polluants atmosphériques, prévoir les pics de pollution plus à l’avance, répondre aux demandes d’information croissantes du public et des décideurs : tels sont les défis à relever pour les prochaines années.

 

  Répartition des stations de surveillance de la qualité de l’air en France

© Source ADEME
Le dispositif de surveillance (680 stations fixes) est géré par 39 AASQA. Les 21 départements démunis de stations fixes peuvent faire l’objet de mesures au moyen de camions- laboratoires.
 

 

La surveillance des villes de plus de 100 000 habitants est désormais complète pour les principaux polluants «classiques» : SO2, NOx, particules, ozone et CO. Le réseau couvre également 36 villes de dimensions plus réduites.
Le nombre de stations a considérablement augmenté ces dernières années, jusqu’à doubler pour certains types de mesures, et permet de mieux contrôler des polluants comme l’ozone et les particules. De nouvelles technologies sont mises en œuvre, basées sur des méthodes de mesure optique. En outre, chaque région est dotée d’un camion-laboratoire afin de surveiller des zones non couvertes par les stations fixes.
Toutes les associations locales de surveillance disposent d’équipements informatiques performants : le traitement des données ainsi que la gestion des procédures d’information et d’alerte de la population se fait partout en temps réel.
Le budget global annuel des réseaux est de 280 MF. La part gérée par l’ADEME représente environ le tiers de ce budget.

De nouveaux polluants à mesurer
Au niveau européen, une directive cadre du 27 septembre 1996 élargit la gamme des polluants à mesurer (13 au total ; parmi les nouveaux polluants : des hydrocarbures aromatiques poly- cycliques, le benzène et des métaux lourds). Une directive «fille» du 22 avril 1999, qui devra être mise en œuvre en 2001, fixe les valeurs limites pour quatre polluants : SO2, NOx, particules en suspension et Pb. Pour les autres polluants, les valeurs limites seront fixées par des directives à paraître au cours des trois prochaines années.
La France a décidé d’anticiper et a déjà démarré des travaux nationaux destinés à acquérir de l’expérience (niveaux rencontrés, méthodes de mesure) sur la mesure des nouveaux polluants. «Nous avons tout intérêt à devancer les échéances fixées par les directives, affirme Christian Elichegaray, Chef du département Air de l’ADEME. Grâce aux connaissances acquises nous serons en meilleure position lors des négociations des futures directives.» D’ores et déjà, le monoxyde de carbone et le benzène sont largement surveillés.

Une «assurance qualité»
Le dispositif de surveillance doit faire face à une croissance rapide de ses effectifs comme du nombre de sites et d’appareils exploités. La prise en compte de polluants nouveaux et l’exigence de mesures plus fines impliquent des matériels plus complexes à mettre en œuvre. Dans ce contexte, un plan global d’« assurance qualité » a été initié pour garantir le respect rigoureux de procédures adaptées et fournir des données de plus en plus précises et fiables. Ce plan prévoit la certification des instruments et l’accréditation des organismes concernés. La chaîne nationale d’étalonnage, lancée depuis 1999, est un maillon essentiel de ces procédures qualité. Sa réalisation s’appuie sur l’expertise technique du LCSQA.

Les AASQA à la pointe de l’information
L’information sur le terrain est assurée par les AASQA qui gèrent divers services (serveurs Internet, Minitel…) et mettent à la disposition du public une information en temps réel. Ainsi, par exemple, les trois AASQA de la région PACA (Airfobep, Airmaraix et QUALIT’AIR 06) ont mis en place un dispositif commun de diffusion de l’information. «L’ensemble des mesures collectées par les trois réseaux régionaux alimente une base de données destinée au grand public et aux décideurs. Elle est accessible sur Internet. En cas de pic de pollution, les services de l’Etat (préfectures, DRIRE...), l’ADEME, les collectivités locales et les médias sont immédiatement alertés, expliquent les responsables des associations. L’originalité du système réside dans le découpage de la région en “zones d’information” : toutes les collectivités locales d’une zone concernée par un pic de pollution sont informées simultanément.»
Pour sa part, l’ADEME réalise des bilans nationaux qui permettent d’obtenir un état de la qualité de l’air et de ses évolutions sur l’ensemble du territoire.

 

   
 
Rémy Stroebel
Tél. : 01 47 65 20 47
remy.stroebel@ademe.fr
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  Station fixe de mesure de la pollution atmosphérique
en zone urbaine.
Etalonnage des appareils de mesure
de la qualité de l'air.
 
 
© R.Bourguet/ADEME

© R.Bourguet/ADEME
 



  L’indice ATMO
L’indice ATMO permet de qualifier chaque jour la qualité de l’air des grandes agglomérations françaises. Il est déterminé à partir de la mesure en continu de quatre polluants réglementés, traceurs de la pollution urbaine (ozone, dioxyde de soufre, dioxyde d’azote, particules). Pour chacun de ces polluants, un sous-indice chiffré est calculé à partir des valeurs mesurées au cours de la journée. L’indice ATMO est le chiffre le plus mauvais des quatre sous-indices. Il varie de 1 (excellent) à 10 (exécrable). Cet indice est accessible sur les serveurs des AASQA et de l’ADEME (cf. rubrique «Pratique»)
 



  Une base de données nationale
Les données de la qualité de l’air sont utilisées et archivées au niveau local par chaque association. L’harmonisation des systèmes informatiques de collecte et de gestion des données des AASQA menée par l’ADEME depuis 1992 permet aujourd’hui une alimentation régulière de la base nationale des données sur la qualité de l’air (BDQA). Cette base de données, gérée par l’Agence, permet de trans-mettre régulièrement des données réglementaires nationales aux autorités européennes. Les données de cette base sont également utilisées par les chercheurs pour mieux connaître les effets sur la santé et développer les prévisions.
 

   
 
Joëlle Colosio
Tél. : 01 47 65 20 52

joelle.colosio@ademe.fr
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  Le “Qui-fait-Quoi ?”
Le MATE (ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement) élabore les réglementations, définit la politique nationale de surveillance et finance une part importante du budget des associations.
Les AASQA (associations agréées pour la surveillance de la qualité de l’air) assurent régionalement et localement la mise en œuvre de la surveillance et la diffusion de l’information. Elles regroupent en leur sein les pouvoirs publics (services et agences de l’Etat : DRIRE, ADEME...), les collectivités locales, des industriels, des associations de protection de l’environnement... Ces différents partenaires concourent à leur financement. Les AASQA sont regroupées au sein de la fédération ATMO.
L’ADEME est chargée de la coordination et du soutien technique de l’ensemble du dispositif national de surveillance. Ces actions sont animées par le département Air de l’ADEME et chacune de ses délégations régionales.
Le LCSQA (Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air), constitué d’équipes de l’INERIS, du LNE et de l’ENSTIMD (Ecole des mines de Douai), développe des méthodes et des moyens de mesure, ainsi que des références métrologiques.
 



 

 
 
 
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