| |
La
surveillance des villes de plus de 100 000 habitants est désormais
complète pour les principaux polluants «classiques» : SO2,
NOx, particules, ozone et CO. Le réseau couvre également
36 villes de dimensions plus réduites.
Le nombre de stations a considérablement augmenté ces dernières
années, jusqu’à doubler pour certains types de mesures, et permet
de mieux contrôler des polluants comme l’ozone et les particules.
De nouvelles technologies sont mises en œuvre, basées sur des méthodes
de mesure optique. En outre, chaque région est dotée d’un camion-laboratoire
afin de surveiller des zones non couvertes par les stations fixes.
Toutes les associations locales de surveillance disposent d’équipements
informatiques performants : le traitement des données ainsi que
la gestion des procédures d’information et d’alerte de la population
se fait partout en temps réel.
Le budget global annuel des réseaux est de 280 MF. La part gérée
par l’ADEME représente environ le tiers de ce budget.
De nouveaux polluants à mesurer
Au niveau européen, une directive cadre du 27 septembre 1996 élargit
la gamme des polluants à mesurer (13 au total ; parmi les nouveaux
polluants : des hydrocarbures aromatiques poly- cycliques, le benzène
et des métaux lourds). Une directive «fille» du 22 avril 1999, qui
devra être mise en œuvre en 2001, fixe les valeurs limites pour
quatre polluants : SO2, NOx, particules en
suspension et Pb. Pour les autres polluants, les valeurs limites
seront fixées par des directives à paraître au cours des trois prochaines
années.
La France a décidé d’anticiper et a déjà démarré des travaux nationaux
destinés à acquérir de l’expérience (niveaux rencontrés, méthodes
de mesure) sur la mesure des nouveaux polluants. «Nous avons
tout intérêt à devancer les échéances fixées par les directives,
affirme Christian Elichegaray, Chef du département Air de l’ADEME.
Grâce aux connaissances acquises nous serons en meilleure position
lors des négociations des futures directives.» D’ores et déjà,
le monoxyde de carbone et le benzène sont largement surveillés.
Une «assurance qualité»
Le dispositif de surveillance doit faire face à une croissance rapide
de ses effectifs comme du nombre de sites et d’appareils exploités.
La prise en compte de polluants nouveaux et l’exigence de mesures
plus fines impliquent des matériels plus complexes à mettre en œuvre.
Dans ce contexte, un plan global d’« assurance qualité » a été initié
pour garantir le respect rigoureux de procédures adaptées et fournir
des données de plus en plus précises et fiables. Ce plan prévoit
la certification des instruments et l’accréditation des organismes
concernés. La chaîne nationale d’étalonnage, lancée depuis 1999,
est un maillon essentiel de ces procédures qualité. Sa réalisation
s’appuie sur l’expertise technique du LCSQA.
Les AASQA à la pointe de l’information
L’information sur le terrain est assurée par les AASQA qui gèrent
divers services (serveurs Internet, Minitel…) et mettent à la disposition
du public une information en temps réel. Ainsi, par exemple, les
trois AASQA de la région PACA (Airfobep, Airmaraix et QUALIT’AIR
06) ont mis en place un dispositif commun de diffusion de l’information.
«L’ensemble des mesures collectées par les trois réseaux régionaux
alimente une base de données destinée au grand public et aux décideurs.
Elle est accessible sur Internet. En cas de pic de pollution, les
services de l’Etat (préfectures, DRIRE...), l’ADEME, les collectivités
locales et les médias sont immédiatement alertés, expliquent
les responsables des associations. L’originalité du système réside
dans le découpage de la région en “zones d’information” : toutes
les collectivités locales d’une zone concernée par un pic de pollution
sont informées simultanément.»
Pour sa part, l’ADEME réalise des bilans nationaux qui permettent
d’obtenir un état de la qualité de l’air et de ses évolutions sur
l’ensemble du territoire.
|
|