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Depuis
quatre ans, le dispositif de surveillance de la qualité de l’air
est monté en puissance : la couverture du territoire est désormais
assurée, notamment pour la totalité des agglomérations de plus de
100 000 habitants, grâce à un effort très important sur les plans
technique et financier, principalement de la part de l’Etat (ministère
de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement et ADEME),
des collectivités locales et des entreprises. Des progrès significatifs
ont été réalisés dans la qualité des données et l’information sur
la qualité de l’air. Au-delà des acquis, les efforts se poursuivent
dans le contexte dominant du renforcement des exigences au niveau
européen : « Les prochaines directives européennes nous imposeront
des valeurs limites plus strictes en ce qui concerne la qualité
de l’air, indique Rémy Stroebel, adjoint au Chef du département
Air de l’ADEME. Ces nouvelles réglementations prévoient notamment
la diversification des substances à mesurer. Pour répondre à ces
exigences, tous les acteurs concernés vont devoir se mobiliser.
» Le contrôle du respect des normes de qualité de l’air et les progrès
de la surveillance vont permettre d’améliorer le suivi épidémiologique
des populations et de mieux connaître les effets de la pollution
de l’air sur la santé. Ils permettront également d’anticiper les
situations de pollution (notamment les pics de pollution) grâce
à des modèles prévisionnels plus performants. Ainsi, les populations
sensibles pourront être mieux informées et le déclenchement des
mesures de réduction des émissions optimisé. Enfin, ces données
permettront d’orienter et d’évaluer les politiques de prévention
au niveau local – plans régionaux de qualité de l’air (PRQA), plans
de protection de l’atmosphère (PPA), plans de déplacements urbains
(PDU) – prévues par la loi sur l’air.
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