| A l'horizon
2010, la production d'électricité d'origine renouvelable devrait atteindre 22% en
Europe. Pour la France, le défi
consiste à passer de 15% à environ 21%. Les principaux axes de développement
concernent l'énergie éolienne, la biomasse et, dans une moindre mesure, la
petite hydraulique.
(* chiffres de 1997 comprenant la grande
hydraulique)
Telle est la volonté politique
affichée par le récent projet de directive européenne, en cours :
La Commission européenne a adopté le 10 mai 2000 un
projet de directive visant à augmenter la production d'électricité d'origine
renouvelable : de 13% aujourd'hui, elle devrait passer à 22% en 2010. "Cette
directive engendrera un changement quantitatif important pour la France. Elle s'inscrit
dans la continuité du Livre Blanc de 1997 de la Commission européenne qui proposait
d'atteindre 12% sur l'ensemble de la consommation d'énergie (usages thermique et
électrique, transport)".
Le 16 novembre 2000, le parlement européen a voté en
première lecture un projet amendé.
Le Conseil de l'énergie du 5 décembre 2000 vient de
parvenir de son côté à un accord en vue de l'établissement de la position commune sur
la directive relative à la promotion de lélectricité produite à partir de
sources dénergie renouvelables (SER) sur le marché intérieur de
lélectricité. Après mise au point juridique/linguistique du texte, la position
commune sera adoptée et transmise au Parlement européen pour sa deuxième lecture,
conformément à la procédure de codécision.
Cette position commune repose sur quatre axes :
- la fixation et le respect par
les Etats membres dobjectifs indicatifs nationaux de consommation future
délectricité des SER. Lobjectif indicatif global de lUnion
européenne, préconisé par le Livre blanc de 1997, est de doubler d'ici 2010 la part des
SER dans son bilan énergétique, à savoir de 6% actuellement à 12% de la consommation
intérieure brute d'énergie. La part indicative de l'électricité produite à partir des
SER dans la consommation totale d'électricité de la Communauté devrait alors atteindre
un niveau de 22,1% ;
- la fixation des objectifs indicatifs
nationaux sera faite en tenant compte des valeurs de référence reprises en annexe à la
directive ;
- la mise en place d'un système de
garantie dorigine de lélectricité des SER ;
- des mesures daccompagnement
visant à créer des conditions équitables et à faciliter la pénétration de
lélectricité des sources renouvelables sur le marché intérieur de
lélectricité dans le respect des règles de concurrence ;
- le contrôle par la Commission de
lapplication des régimes de soutien en faveur des producteurs délectricité
provenant de sources renouvelables. Les Etats membres appliquent différents mécanismes
de soutien des sources d'énergie renouvelables au niveau national, notamment des
certificats verts, des aides à l'investissement, des exonérations ou réductions
fiscales, des restitutions d'impôt et des régimes de soutien direct des prix. Un moyen
important pour réaliser l'objectif de cette directive est de garantir le bon
fonctionnement de ces mécanismes, jusqu'à ce qu'un cadre communautaire soit mis en
uvre, de façon à conserver la confiance des investisseurs. Le cadre révisé pour
les aides d'Etat pour la protection de l'environnement sera cohérent avec l'objectif
communautaire de promotion de l'électricité provenant de sources renouvelables poursuivi
par cette directive. Il fournira ainsi des critères transparents et appropriés pour
l'autorisation des régimes d'aide d'Etat en faveur des énergies renouvelables. Le cadre
révisé pour les aides d'Etat sera décidé conformément aux dispositions pertinentes du
Traité.
Quatre ans au plus après l'entrée en
vigueur de la directive, la Commission fera un rapport d'évaluation sur l'application de
ces mécanismes. Ce rapport sera accompagné, le cas échéant, de propositions pour
l'harmonisation de régimes de soutien pour laquelle une période de transition de 7 ans
est prévue. |