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On estime que 20 à 30% du contenu de la poubelle des ménages peut être extrait et recyclé sous forme organique, et que 25 à 30% peut l'être sous forme matière.
La collecte sélective est devenue une habitude. Elle permet de fournir des matières premières de qualité aux industriels « recycleurs » et d’augmenter la quantité de matières recyclées.
La collecte est adaptée aux lieux et aux matériaux (verre, papier et cartons, métaux et certains plastiques), soit par apport volontaire dans des conteneurs sur la voie publique ou en déchèterie, soit par collecte au porte-à-porte. Certaines communes organisent aussi la collecte sélective de la matière organique et produisent un compost de qualité.
Après la collecte, les matériaux sont acheminés vers des centres de tri. Ils sont alors classés par catégorie et conditionnés afin d’être conformes aux attentes des industriels.
Composition des ordures ménagères : peu de bouleversement depuis 1993
A l'exception des textiles sanitaires et des composés toxiques, entre 1993 et 2007, la composition globale des ordures ménagères a peu changé. Les grandes catégories sont les déchets putrescibles (32,2 %), les papiers-cartons (21,5 %), le verre (12,7 %), les plastiques (11,2 %), les textiles (10,6 %, dont les textiles sanitaires), les métaux (3 %) et divers matériaux composites ou non classés (8,9 %). On note une légère baisse de la part des emballages (carton, plastique et verre) qui est passée de 39 à 32 %. En parallèle, on note près de 9 % de textiles sanitaires (couches, lingettes, mouchoirs papier …), soit 34 kilos par habitant par an, une augmentation significative depuis 1993.
Enfin la quantité de certains composés toxiques dans les déchets a baissé de façon importante comparée aux analyses réalisées en 1993, probablement du fait de la progression des collectes sélectives des déchets dangereux diffus, notamment en déchèterie, ainsi qu’à une meilleure conception de nombreux produits.
Le verre, les journaux-magazines et les emballages ménagers représentent plus de la moitié de notre poubelle (en volume). Après un premier tri effectué par les ménages, la valorisation matière nécessite généralement une deuxième étape de séparation dans un centre de tri.
Chaque matériau est ensuite orienté vers les filières de recyclage pour participer à la fabrication de nouvelles matières, réalisant ainsi des économies de matières premières et d'énergie.

La collecte sélective
Le développement des collectes sélectives impacte sensiblement la composition des ordures ménagères résiduelles.
Près d'un quart de celles-ci provient d'activités économiques. En 2007, chaque Français a apporté à la collecte 391 kilos d’ordures ménagères en moyenne (ordures ménagères résiduelles et collectes sélectives) et a déposé en déchèterie 170 kilos de déchets. Les tonnages déposés en déchèteries sont en très forte progression : plus 15 % entre 2005 et 2007. Utilisant un parc qui atteint les 4 400 déchèteries en 2007 (contre 4 000 en 2005), les Français déposent en premier lieu des déchets verts et gravats (60 % de l’apport).
Grâce à la mise en place des collectes sélectives, 50 % de journaux, magazines, revues et emballages ont pu être récupérés, ce qui se traduit par rapport à 1993 par une forte baisse de cette fraction dans les ordures résiduelles, notamment pour les papiers, le carton et le verre.
Dans ces ordures résiduelles, la part de déchets en provenance d'activités économiques (artisans, commerçants, bureaux…) représente 22 %, soit 4,4 millions de tonnes.
La valorisation des matériaux (recyclage)
Les projets de collecte sélective des matériaux d'emballage sont conduits par les collectivités locales qui ont la compétence de collecte, et sont favorisés par les mesures de réduction de TVA, et par les soutiens financiers au fonctionnement des sociétés agréées par l'Etat, Eco-Emballages SA et Adelphe. Les soutiens à l'investissement sont désormais limités aux contrats insulaires.
Le compostage
La méthode ComptaCoût®
Ecoemballages
Produits recyclés
Adelphe recyclage
Les publications de l'ADEME
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