Les carburants sont des mélanges d'hydrocarbures, dont la
composition dépend du produit : essence, gazole ou GPL, GNV.
Un carburant, ou une quantité d'hydrocarbures, qui brûle
dans un moteur, produira une quantité de gaz carbonique proportionnelle
à la masse de carbone que contient le carburant.
La quantité de CO2 dégagée par un moteur est
donc proportionnelle à sa consommation du carburant qu'il utilise.
Pour en savoir plus : L'enjeu de
l'air
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Bien choisir son véhicule à l'achat
Puisque les véhicules émettent du gaz carbonique proportionnellement
à leur consommations, il faut tenir compte, lors de l'acquisition
d'un véhicule de sa consommation spécifique qui déterminera ses
rejets de gaz carbonique.
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La performance énergétique
: la consommation conventionnelle
est une valeur théorique -à priori plus faible que la consommation
réelle- établie en fonction d'une procédure de mesures normalisée
à l'échelon européen, commune à l'ensemble des modèles présentés
dans nos tableaux. Elle permet de comparer les véhicules, les
uns par rapport aux autres, en fonction de leurs performances
énergétiques. Au cours des dernières années, l'amélioration
du rendement énergétique des moteurs,l'évolution de l'aérodynamique
et l'utilisation de matériaux plus légers, ont permis de gagner
de 15 à 20% en consommation. Parrallèlement, l'intégration de
systèmes de sécurité complexes et d'équipements de confort a
alourdi les véhicules. Pour compenser ces suppléments de poids,
des motorisations plus puissantes, donc plus gourmandes en carburant,
ont été adoptées. C'est ainsi que le bénéfice des progrés réalisés
peut, dans certains cas, être minoré.
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La procédure de
mesure des consommations conventionnelles : pour
permettre d'apprécier objectivement la consommation conventionnelle
d'un véhicule et les émissions de CO2, une procédure
de mesure, au banc à rouleaux, effectuée sur un cycle de roulage
dit "mixte", représentatif de la circulation urbaine et périurbaine,
a été définie au niveau européen. Les valeurs de consommations,
exprimées en litres aux 100 km, sont mesurées par des laboratoires
agréés. En France, c'est l'Union Technique de l'Automobile,
du Motocycle et du cycle (UTAC) qui est chargée de la mise en
œuvre de cette procédure.
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Ecart entre consommations
réelles et consommations conventionnelles : dans
la réalité, des différences apparaissent entre les valeurs conventionnelles
indiquées dans les tableaux et les valeurs réelles de consommation.
Ces écarts sont liés à de nombreux facteurs (style de conduite,
entretien du véhicule, conditions de circulation) augmentant
la consommation et le volume de CO2 et de polluants
rejetés.
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Bien utiliser son véhicule
Utiliser sa voiture, c'est bien sûr
la conduire.. mais c'est aussi l'entretenir, afin de préserver durablement
ses qualités d'origine. Ainsi le capital sécurité sera conservé, les
consommations maîtrisées et les nuisances diminuées. De même, conduire
en souplesse, rouler à vitesse modérée, anticiper le freinage représentent
une source d'économies substantielles en termes d'usure et de consommation
énergétique du véhicule. Il est donc utile d'être vigilant afin d'optimiser
le budget global "automobile" et de valoriser le potentiel de revente
de la voiture. Cette démarche aura, parallèlement, des effets positifs
dans les domaines de l'énergie et de l'environnement.
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Bien entretenir son véhicule
Ne pas faire entretenir son moteur
par un professionnel de l'automobile, c'est prendre le risque d'affronter,
à terme, des pannes coûteuses et d'entraîner une importante surconsommation
de carburant (pouvant aller jusqu'à 25% soit environ 2 litres supplémentaires
aux 100 km).On constate également une nette augmentation des émissions
d'hydrocarbures (HC), de monoxyde de carbone (CO) et, pour les moteurs
Diesel de particules.
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Bien gonfler les pneus
Le gonflage des pneus, toujours réalisé
à froid, doit respecter le niveau de pression indiqué par le constructeur,
cette information étant inscrite à l'intérieur de la portière avant
gauche ou indiquée dans le carnet de bord. Cette pression doit être
majorée de 15% si l'on envisage d'effectuer un parcours autoroutier..
Ne pas oublier que des pneumatiques sous-gonflés entraînent une surconsommation
d'environ 3% pour un déficit de seulement 0.3 bar.
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Pas de charges inutiles
Rouler avec une galerie (ou des barres
de toit) entraîne naturellement une surconsommation. Vide une galérie
oppose une résistance aérodynamique qui augmente la consommation de
10%. Chargée, la forme des objets embarqués ainsi que leur poids font
passer la surconsommation à 15%. Et à 120km/h ces 15% coûtent un litre
de carburant supplémentaire aux 100 km.
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Le départ à froid
Une vitesse trop rapide, réalisée
avec un moteur à froid, fait croître la consommation de 50% sur le
premier kilomètre et use considérablement le moteur. En outre, cela
augmente la quantité de polluants rejetés dans l'atmosphère. Une solution
s'impose : démarrer, rouler immédiatement, en douceur, et ne pas trop
solliciter le moteur sur les premiers kilomètres.
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Les embouteillages
En termes de consommation d'énergie
et de pollution, les embouteillages constituent la situation la plus
pénalisante : la consommation d'un véhicule peut quasiment doubler
et atteindre près de 16 litres aux 100 km, pour un véhicule de gamme
moyenne. Le volume de polluants rejetés atteint alors des seuils préoccupants,
particulièrement en zone urbaine. Un accroissement aussi sensible
du niveau de pollution constitue un risque réel pour la santé et pour
l'environnement. Il convient donc dans la mesure du possible et, en
particulier en ville de choisir un autre mode de déplacement.
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La climatisation
Bien sur, il est agréable de rouler
dans un habitacle toujours frais.. mais ce confort est synonyme de
surconsommation, le moteur devant entraîner le compresseur de gaz
réfrigérant. Pour gagner 8°C dans l'habitacle, la consommation va
augmenter d'environ 16% pour un moteur essence, et d'environ 20% pour
un moteur Diesel .. Ces pourcentages, constatés sur route,peuvent
doubler lors de la circulation en ville !
En plus de cette surconsommation, il convient de tenir compte des
fuites du fluide frigorigène (HFC 134a) qui se produisent lors
de l'utilisation du véhicule, lors des opérations d'entretien
et de maintenances, et en fin de vie. Toutes ces pertes cumulées
peuvent atteindre annuellement 15% de la charge initiale, soit environ
100g pour une charge de 750g. Sachant que chaque gramme d'HFC 134a
perdu correspond à l'émission de 1300g de CO2,
on estime donc que les fuites sont responsables d'une émission
de 0.13 tonne de CO2 chaque année, par véhicule.
Pour 13000 Km effectués par an, cela correspond à une
surémission de CO2 de 10 /Km
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La conduite agressive
Rouler trop vite, accélérer plus que
nécessaire, puis freiner brutalement, changer de rapport de vitesse
sans cesse.. ce comportement va accroître la consommation de 20% sur
route et de 40% en ville ! En zone urbaine, ce sont, en moyenne, 3.5
litres de carburant qui seront consommés en plus aux 100 km, augmentant
les émissions de gaz à effet de serre et de polluants.
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La conduite mal adaptée
Lors d'une accélération trop longue
sans passer la vitesse supérieure, le moteur va tourner trop vite…
et donc consommer plus. Il existe, pour chaque rapport de boite, un
régime moteur maximum. Ce régime, exprimé en tours/minute, est souvent
inscrit sur le compteur de vitesse de la voiture ou précisé dans son
carnet de bord. Pousser constamment le moteur à cette limite, c'est
augmenter la consommation du véhicule d'environ 30% (ce qui représente
2.5 litres de carburant aux 100 km)..; ainsi que le volume de CO2
et de polluants rejetés !
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Pour en savoir plus
L'enjeu de l'air |