L'enjeu de l'air

La pollution atmosphérique constitue l'une des préoccupations majeures de ce début de siècle. Elle n'a cependant pas les mêmes effets sur l'homme et sur l'environnement, selon qu'elle est locale, régionale ou mondiale.
La pollution régionale est due à la dispersion des polluants à plusieurs centaines de kilomètres des sources d'émission. Leur action dépend des conditions météorologiques (pluies, vents, ensoleillement).
La pollution mondiale, globale est à l'origine de problèmes planétaires, tels que la destruction de la couche d'ozone à haute altitude ou l'accroissement de l'effet de serre, susceptible d'occasionner un réchauffement de la Terre, accompagné d'effets climatiques indésirables.
L'échelle locale caractérise les problèmes de pollution que l'on rencontre au voisinage des sources de rejets : sites industriels, axes de circulations... Les sources sont à l'origine de pollutions primaires présentant des risques pour la santé humaine, voire des nuisances olfactives.
Parmi ces polluants primaires on peut citer : le monoxyde de carbone, les hydrocarbures imbrûlés, les oxydes d'azote, les particules en suspension, le dioxyde de soufre...

 

Haut de la page

La pollution automobile

En France, bien que des émissions polluantes régressent dans les différents secteurs d'activité, la part de la pollution liée aux transports est en hausse constante. La situation est particulièrement préoccupante en zone urbaine, où les transports motorisés représentent la deuxième source d'émissions d'oxyde d'azote (NOx) et de particules. Ils sont également à l'origine d'une part prépondérante des émissions de monoxyde carbone (CO) et d'hydrocarbures imbrûlés (HC).

 


Normes européennes d'émission des voitures particulères

Tous les 4 à 5 ans, les seuils d'émission sont révisés à la baisse. Actuellement la norme Euro 3 est en vigueur. Les duatre polluants réglementés par l'Union européenne sont présentés dans le tableau suivant.


Les progrès

L’évolution de la réglementation, ainsi que les progrès réalisés par les constructeurs automobiles, les équipementiers et les pétroliers, ont permis de minimiser certaines nuisances. Voici quelques-unes des avancées techniques les plus récentes :

Carburant sans plomb : éliminer le plomb, c’est neutraliser un composant chimique particulièrement nocif... sans amoindrir les qualités énergétiques et lubrifiantes de l’essence.
Pot catalytique : le catalyseur est un corps chimique actif à base de métaux précieux. Entre 250 et 400 °C, il brûle les reliquats de CO et de HC avant leur dispersion dans l’atmosphère et élimine les oxydes d’azote.
Filtre à particules : réservé aux motorisations diesel, ce filtre supprime quasi-totalement le rejet de composés polluants solides (fumées noires). Les constructeurs commencent à équiper les véhicules diesel et son utilisation devrait se généraliser dans les prochaines années.
Contrôle technique : obligatoire pour les véhicules de plus de 4 ans et devant être renouvelé ensuite tous les 2 ans, ce contrôle objectif permet de vérifier le bon fonctionnement de 133 points techniques. En cas de déficience, certaines fonctions majeures directement liées à la sécurité sont soumises à une obligation de réparation. Depuis le 1er octobre 1995, les gaz d’échappement sont systématiquement analysés. Si les valeurs observées ne sont pas conformes aux normes définies pas la loi, un réglage de la carburation ou de l’injection est exigé.
Haut de la page