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Réseau de tramway - fiche détaillée

Strasbourg


  1. Contexte
  2. Description
  3. Évaluation
  4. Perspectives

1. Contexte :

En 1988, une enquête montrait que sur le million de déplacements mécanisés qui s’effectuait chaque jour dans l’agglomération :

- 74 % se faisaient en voiture individuelle,

- 11 % en transports publics,

- 15 % en deux roues.

Par ailleurs, les rues du centre ville étaient saturées par la circulation automobile et les nuisances étaient : - la pollution atmosphérique,

- le bruit,

- le stress,

- la gêne pour les piétons et les cyclistes,

- la chute de la vitesse commerciale,

- la dégradation du patrimoine architectural urbain.

A partir de ce constat, la décision de réorganiser les déplacements a été prise. En février 1992, Strasbourg a mis en place un nouveau plan de circulation visant à rééquilibrer les modes de transport en ville.

 

2. Description :

Inaugurée en 1994, la première ligne de tramway traverse Strasbourg d’Ouest au Sud sur 10 km. Vingt-six rames desservent dix-huit stations dont une en souterrain. Le tramway circule de 4h30 à 0h30 avec passage d’une rame toutes les quatre minutes aux heures de pointe.

Moderne, rapide et non polluant, le tramway se distingue tant par sa performance technique que par son design original. Premier tramway de France à plancher surbaissé, il donne une liberté d’accès appréciable pour les personnes à mobilité réduite.

Le succès du tramway s’explique aussi par la formule innovante des parkings-relais situés en extrémité de ligne ou à proximité du centre-ville. La formule est calquée sur le système des Park-and-Ride courant en Allemagne. A Strasbourg, pour la somme de 15 F, les automobilistes peuvent se garer sur un de ces parkings pour une durée illimitée et chaque passager de la voiture a droit à un trajet en tramway aller/retour jusqu’au centre-ville.

 

3. Évaluation :

Le tramway de Strasbourg est une réussite esthétique et technique incontestable. Il montre la volonté de changer la Ville et de changer les comportements.

Depuis 1992, l’offre globale de transports en commun a augmenté de 30 %.

Alors qu’en 1990, on dénombrait 240 000 voitures qui entraient dans le centre élargi de Strasbourg, ce chiffre est tombé en 1997 à moins de 200 000 véhicules/jour.

La qualité de l’air est d’une façon altérée par deux types de pollutions : industrielle et automobile. En ce qui concerne la pollution générée par le trafic routier, elle se stabilise ou décroît insuffisamment.

 

4.Perspectives :

Le prolongement de la première ligne sur 2,5 km sera inaugurée le 4 juillet 1998.

Une deuxième ligne est planifiée et devrait être mise en service d’ici l’an 2000 et sera orientée Nord-Est. Elle se dirigera vers le Nord en desservant le Théâtre National de Strasbourg, la Bibliothèque Universitaire, le Palais des Congrès, le parc des expositions, le secteur bancaire et les institutions européennes, pour aller ensuite vers les communes de Schiltigheim, Bischheim et Hoenheim. A l’Est, la ligne desservira le quartier de l’Esplanade et le campus universitaire de Strasbourg.

A terme, à l’horizon 2010, un réseau en croix permettra de desservir tous les quartiers de Strasbourg et sa proche agglomération.

Les objectifs sont les suivants :

- mettre en relation la totalité des lieux majeurs de l’agglomération et permettre des déplacements faciles,

- préserver l’attrait de l’agglomération,

- offrir une alternative réelle à l’usage de l’automobile,

- renforcer la cohésion sociale sur l’ensemble du territoire.

 

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