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1. Contexte :
Jusquen 1993, seul le personnel du Service Energie de la municipalité soccupait du budget des consommations. Par contre, les utilisateurs nétaient pas informés par cet aspect du budget et par conséquent, nétaient pas conscient du coût des énergies.
En 1992, les consommations deau du Service des Espaces Verts (SEVE) représentaient 30 % du total de la ville. Ce service ainsi que la Direction de la Propreté Publique ont été choisis pour mener une opération pilote.
2. Description :
· au SEVE :
Le SEVE sest engagé sur un objectif de réduction de son budget deau. Pour atteindre celui-ci, il a pu investir, en 1992 à hauteur de léconomie quil pesait faire. De 1993 à 1994, les économies réalisées par rapport aux consommations de références lui ont été reversées. Cela lui a permit dinvestir à nouveau dans des travaux détanchéité, dinstallation de circuits fermés et de système de filtration deau dans les bassins et fontaines.
Lengagement du SEVE ne concernait en 1992 que le jardin des plantes et a ensuite été étendu à 9 autres parcs. Cette politique a permit de générer des économies sur plusieurs années alors que ces travaux ne constituaient pas une priorité dans le budget du SEVE en 1993.
· à la Propreté Publique :
Des économies ont été faites par la suppression du lavage des caniveaux en ouvrant les bouches de lavages.
En 1993, les urinoirs publics ont été équipés de systèmes de régulation qui diminuent leur temps de fonctionnement. Linvestissement est de 5 000 francs par urinoirs.
Leau étant une ressource dont le renouvellement devient incertain, ce projet a un impact important sur lenvironnement.
3. Évaluation :
· au SEVE :
Léconomie deau atteint 145 000 m3 en 1996 par rapport aux consommations de référence. Au total, ce sont 300 000 m3 deau qui ont été économisés depuis le lancement de lopération.
Léconomie réalisée est de lordre de 580 000 francs en 1996 et de 1 150 000 francs depuis le début de lopération.
· à la Propreté Publique :
Les consommations sur 31 urinoirs ont évolué de la manière suivante :
- 1992 : 162 832 m3
- 1993 : 109 638 m3
- 1994 : 63 324 m3
Le gain est donc de 99 500 m3 par rapport à 1992.
Léconomie réalisée correspond à environ 1 million de francs par an. Les travaux ont donc été rapidement amortis. Les frais engagés par la Direction de la Propreté Publique lui ont été restitués sur le budget énergie.
4.Perspectives :
En raison des bons résultats de cette expérience pilote, cette politique devrait être étendue à lensemble des directions et des énergies.
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© ADEME - Énergie-Cités, 1999