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Le réseau de chaleur de Besançon a été développé dès 1967 lors de la construction du quartier de Planoise. Il est géré par la Secip (Société de Chauffage et d'Incinération de Planoise), une société privée, filiale du groupe ELYO, qui gère également l'usine d'incinération.
Aujourd'hui, l'énergie thermique est produite à l'usine de chauffage urbain :
- pour 1/3 à partir de la récupération de chaleur issue de l'incinération des déchets,
- pour 2/3 à partir de combustibles fossiles : une chaufferie centrale fonctionne à partir de générateurs fioul et charbon et une turbine à gaz fonctionnant en cogénération.
Quelques dates clés :
1967-1968 :
construction de l'usine d'incinération des ordures ménagères. 15 km de galeries techniques abritent le réseau de chauffage urbain. Il est possible de s'y promener debout en tous lieux.
installation du premier générateur fioul.
1970-1973 : installation de deux générateurs fioul supplémentaires apportant 20 % des besoins en chaleur.
1983 : installation d'un générateur charbon apportant 20 % supplémentairesdes besoins annuels de chaleur.
1994 : mise en service de la turbine au gaz et mise en place de la cogénération.
Technique de la turbine :
La turbine a une uissance de 8 MW. La combustion du gaz naturel à haute pression entraine la rotation de la turbine. Les produits de combustion à 520° C s'échappent au travers d'une batterie de récupération de chaleur et réchauffe l'eau du réseau à 180° C.
Atouts de la cogénération :
consommation d'énergie propre
forte réduction de la pollution
production conjointe d'électricité.
Consommation : 78 000 MWh / an.
Le réseau dessert 7700 logements et 3300 bureaux, administrations, écoles, hôpital Jean Minjoz, patinoire, entreprises. Il achemine l'eau surchauffée à 180° C et 20 bars de pression vers les 85 sous-stations où les échangeurs rendent cette énergie disponible aux utilisateurs en chauffage et eau sanitaire (90°/70° et 1 bar de pression).
La vente d'électricité et de chaleur permet aux 25,5 MF (HT) d'investissement un temps de retour brut inférieur à quatre ans (emprunt sur sept ans).
La vente de l'élctricité à EDF et de la chaleur pour réseau de chaleur assure à la ville une recette brute de 5800 kF. De plus, l'électricité vendue et la chaleur récupérée sont sensiblement équivalentes en quantité à celles utilisées pour les équipements municipaux et l'éclairage public.
Du point de vue de l'environnement, le réseau de chaleur permet de mieux maîtriser les pollutions atmosphériques, car il se substitue aux chauffages individuels plus ou moins bien contrôlés :
consommation réduite d'énergie non renouvelable,
production d'électricité hors des circuits polluants habituels (thermique, nucléaire),
rejets atmosphérique en nette diminution,
pas de déchets contaminants, ni de rique vital.
L'expérience de la chaufferie urbaine a incité plusieurs réalisations de développement de la cogénération sur d'autres réseaux de chaleur : université, complexes sportifs etc.
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